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Les Lecteurs CD & SACD

Quel intérêt du 24/96 en hifi ?

Message » 14 Sep 2008 17:05

haskil a écrit:FDRT,

Je ne te dis pas ce que j'aime bien chez toi, alors tu gardes tes remarques pour toi ! D'accord ? D'avance merci !

...

Alain


Oups ! :oops: Susceptible en plus ! :lol: :wink: Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ! (Tiens ça te rapelle rien ! :wink: )

Simplement, ce que je voulais dire, c'est que bien que tu ai entièrement raison dans ton discours. Ce qui détermine le prix, dans ce domaine (édition ou fabricant de matos et dans bien d'autres ... lunettes, montres, ...), c'est surtout le vendeur. Pour ce dernier, impossible de vendre une platine BDG qui fonctionnerait mieux que celle du même fabricant située dans le HDG. Un peu comme s'ils se tiraient volontairement une balle dans le pied. Même si la techno est supérieure, les fabricants dégraderont les performances pour justifier l'écart de prix (ça c'est déjà vu plus d'une fois).

De même, pourquoi Linn vends-t-il plus cher son format HD ? Comme tu l'expliques, si tout est moyenné (du fait des coûts de production variable) et la finalisation dans un format ou un autre ne doit pas représenter un coût important ! Comment explique-tu pour un même disque des écarts de tarif tels que ceux-ci:
Studio Master FLAC 24bit 88.2kHz 1,047.7MB € 27,00
CD Quality FLAC 16bit 44.1kHz 302.5MB € 14,00
MP3 MP3 320k 44.1kHz 119.5MB € 12,00

Il faut simplement tenir compte d'un "facteur humain" : "Forcément, si c'est plus cher, c'est que c'est mieux et si c'est moins cher, c'est que c'est moins bien !"

Cordialement
FDRT
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Message par Google » 14 Sep 2008 17:05

 
 
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Message » 14 Sep 2008 17:12

Linn est anglais et les anglais sont les rois du marketing. CQFD. Faut dire qu'il y a pas mal de vent là-bas et pourquoi pas le vendre... :idee: yes !
Ceci dit, il y a de bons Anglais... mais faut pas les prendre dans le marketing... eux vendraient leur père et leur mère et pas au rabais...
Ils sont même en train de vendre leur pays, c'est pour dire...
jbpfrance
 
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Message » 14 Sep 2008 17:15

Je me souviens bien du lecteur à cassettes Nakamichi mini 5000 FF de l'époque.
Bon, le son était bon... Le CD lui a mis la claque quand même.
jbpfrance
 
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Message » 14 Sep 2008 17:38

jbpfrance a écrit:Linn est anglais et les anglais sont les rois du marketing. CQFD. Faut dire qu'il y a pas mal de vent là-bas et pourquoi pas le vendre... :idee: yes !
Ceci dit, il y a de bons Anglais... mais faut pas les prendre dans le marketing... eux vendraient leur père et leur mère et pas au rabais...
Ils sont même en train de vendre leur pays, c'est pour dire...


Il n'y a pas que les anglais ! Tout le monde procède comme cela, c'est le principe même de l'entreprise marchande !

Cordialement
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Message » 14 Sep 2008 18:20

De même, pourquoi Linn vends-t-il plus cher son format HD ? Comme tu l'expliques, si tout est moyenné (du fait des coûts de production variable) et la finalisation dans un format ou un autre ne doit pas représenter un coût important ! Comment explique-tu pour un même disque des écarts de tarif tels que ceux-ci:
Studio Master FLAC 24bit 88.2kHz 1,047.7MB € 27,00
CD Quality FLAC 16bit 44.1kHz 302.5MB € 14,00
MP3 MP3 320k 44.1kHz 119.5MB € 12,00


Ce n'est pas comme je l'explique : c'est comme ça ! Je n'ai rien inventé ou découvert. Toute l'économie du disque repose sur cette péréquation entre productions. Le prix de vente d'un disque ne correspond pas à son coût de production : sinon une symphonie serait vendue plus chère qu'un disque de flute à bec : or, le prix est le même. Ce qui est facile à vérifier : les disques d'une même série sont vendus le même prix, la flute comme l'Opéra... Or, pour le prix d'un opéra... on produit 100 disques de flute...

Linn vend plus cher ce qui lui donne moins de travail : étrange non ? Et vend plus cher les enregistrements dégradés qui lui demande un travail de recodage supplémentaire : bon, il est fait une fois pour toutes... :lol:

En fait, Linn s'essaie là à un autre mode de commercialisation de la musique que celui qui domine depuis plus d'un siècle : le disque. Or, Linn sait que les audiophiles hurlent contre le MP3 et disent qu'ils sont près à payer plus cher pour avoir un format plein débit. Or, le marché de Linn est un marché de microniches... et cette marque écossaise espère vendre ses bandes ainsi : au plus cher... D'ailleurs, les prix sont ridiculement élevés : plus chers que les disques du commerce ! :lol:


Linn a donc décidé de vendre du dématérialisé plus cher que bien des nouveautés de grandes maisons de disques... en graduant le prix à la hausse avec l'accroissement des performances annoncées. Une niche... en plus !
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Message » 14 Sep 2008 18:36

haskil a écrit:
De même, pourquoi Linn vends-t-il plus cher son format HD ? Comme tu l'expliques, si tout est moyenné (du fait des coûts de production variable) et la finalisation dans un format ou un autre ne doit pas représenter un coût important ! Comment explique-tu pour un même disque des écarts de tarif tels que ceux-ci:
Studio Master FLAC 24bit 88.2kHz 1,047.7MB € 27,00
CD Quality FLAC 16bit 44.1kHz 302.5MB € 14,00
MP3 MP3 320k 44.1kHz 119.5MB € 12,00


Ce n'est pas comme je l'explique : c'est comme ça ! Je n'ai rien inventé ou découvert.


Je suis d'accord. Je n'ai pas écris le contraire.

Mais partant sur ce constat de prix "moyenné", comment jsutifier par exemple que le prix d'un SACD ou DVD-A soit de environ 24€ alors qu'un CD est à environ 18€ ?

Maintenant, on va vouloir nous vendre du Master à pas loin de 30€ ! :roll:

Cordialement
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Bravo

Message » 15 Sep 2008 12:31

Bravo pour cette rigueur, tres éclairante! Un modèle.

Olivier



corsario a écrit:Bon. J'ai refait des comparaisons ce week-end (pas assez mais bon).

Je suis sur le cul : j'ai échoué aux tests ABX, sur 3 extraits différents. Soit mes 3 premiers succès étaient de la chance, soit j'étais en meilleure forme. Mais peu importe en fait. L'important est que la différence, si différence il y a, est faible, puisqu'elle peut être masquée par de la fatigue. Ou tout simplement il n'y a pas de différence audible. Et que, en toute bonne foi, j'avais entendu le contraire !
Bien sûr ceci ne concerne que cet enregistrement particulier (la sonate pour violon de Mozart), et les résultats seraient peut-être différences sur un autre morceau, une autre musique, etc... Ce n'est pas l'enseignement le plus important pour moi. L'enseignement le plus important c'est la manière dont j'ai été abusé par un effet placebo (la supériorité du fichier 24/192 sur le fichier 16/44.1) pour cet enregistrement en particulier, alors même que je pensais être de la plus grande objectivité !

Parce que quand même, il y a quelques jours, voilà ce que j'écrivais, en toute bonne foi :

corsario a écrit:je suis convaincu qu'il y a une différence entre le 16/44.1 et le 24/192 : c'est la même différence qu'entre la couche CD et la couche SACD d'un disque (sur les disques classiques enregistrés récemment (donc où le master est le même), où on compare vraiment le même enregistrement à la base dans deux échantillonnages différents).


corsario a écrit:
rycil a écrit:Bravo ! Maintenant, il faut un environnement très calme (pas une mouche qui pète, ni cafard qui ronfle), une concentration optimale (4 heure de yoga sont nécessaires) et en avant les tests comparatifs !
A oui j'oubliais, il faut aussi prévoir les Nurofens pour après la séance d'écoute :mdr:


si c'est aussi évident qu'une différence CD/SACD, il n'y aura pas besoin de tout ça :mdr:


corsario a écrit:
rycil a écrit:C'est là qu'on va avoir la preuve que sur le même enregistrement (min max et valeur RMS égale,donc même dynamique et même niveau sonore) la fréquence d'échantiollonnage (le pas comme tu dis) n'a pas d'importance.


C'est la méthode Coué :mdr:

ne vends pas la peau de l'ours....

Je suis quasi sûr que l'on peut entendre la différence (et je sais où écouter...).


corsario a écrit:Je viens juste de commencer une préécoute, mais je suis venu vous dire tout de suite le résultat tellement c'est évident à l'oreille :

la différence entre le 24/192 et le 16/44.1 sur le Mozart est énorme, inratable. Je ne me fait aucun souci pour le test ABX.
Je détaillerai plus tard mais c'est vraiment beaucoup mieux et plus vivant en 24/192 :

Je ne suis pas surpris : c'est exactement ce que j'avais constaté en comparant SACD vs. CD sur des enregistrements de classique de labels de confiance :
extinction des notes qui disparait quasi complètement avec le 16/44.1 (ça c'est vraiment le plus audible), et du coup une bonne partie de la vie et de la beauté s'en va avec. La dynamique en prend un coup aussi (c'est subjectif, ce n'est p-ê pas la dynamique en tant que telle).
En un mot il y a plus de vie avec le 24/192.

Et c'est encore plus visible que ce à quoi je m'attendais : pas besoin de concentration, ni de paracetamol.

J'aurais dû parier tiens :mdr:


corsario a écrit:La différence est bien audible à la fin du morceau sur le quasi solo de violon : je savais que c'est dans l'aigu et sur les extinctions de note que l'on entend le plus de différence entre CD et SACD donc je suis allé directement cherché la partie où on avait un instrument soliste. En plus ce violon est superbe.


corsario a écrit:Regarde entre 7'39 et 8'02 : les extinctions de note, les doubles notes (qui deviennent très fade en 16/44.1), et l'extinction de note finale (qui s'éteint beaucoup trop vite en 16/44.1). Tu devrais entendre la différence sans beaucoup de mal.


Ensuite je commence les tests en aveugle :

corsario a écrit:Bon, je suis en train de préparer des écoutes en aveugle, et je dois avouer que là je fais déjà beaucoup moins le malin. Pour faciliter les choses j'ai isolé un extrait de 30 secondes en 24/192 kHz, que j'ai downsamplé en 16/44.1. Ce n'est pas du tout pareil de comparer deux extraits en sachant qui est qui et d'avoir un extrait sans savoir d'où il vient et de devoir l'identifier...

Finalement la concentration, et peut-être le paracétamol, seront nécessaires ;)

Mais je vais y arriver ! :mdr:

Enfin... j'espère



Et bien non. Sur cet enregistrement je n'y suis pas arrivé pour le moment, alors que j'y ai passé du temps, et que j'ai mis toutes les chances de mon côté. J'ai essayé sur 3 extraits, j'écoutais tranquillement.

Heureusement que je n'ai pas parié :mdr:

Conclusion :

en écoute non aveugle je déclare : "c'est évident à l'oreille. la différence entre le 24/192 et le 16/44.1 sur le Mozart est énorme, inratable. Je ne me fait aucun souci pour le test ABX. C'est vraiment beaucoup mieux et plus vivant en 24/192"

en écoute aveugle sur le même morceau je déclare : "c'est très difficile, je n'y arrive pas. Je n'ai pas encore abandonné mais pour le moment je n'y arrive pas".

La différence entre les deux c'est l'effet psychologique, l'auto-suggestion, l'effet placebo, tout ce que l'on veut : j'avais dit "c'est facile, la différence est très audible", c'était faux. C'est mon cerveau qui inventait les différences très audibles !!!

Incroyable... Je suis vexé de m'être laissé piéger par l'auto-suggestion alors même que j'étais averti et que je voulais me prémunir de cet effet, et je suis impressionné par la force de l'auto-suggestion : c'est une chose de lire que ça existe et de l'expérimenter à ses dépends. Quand on lit ça sur des forums on se dit "ouais, mais c'est les autres. Moi je ne suis pas assez bête pour me laisser berner par de l'auto-suggestion, faut vraiment être naïf...". Et puis un jour on fait un test en aveugle et.... On est tout dépité :lol:

Heureusement j'avais prévu le coup pour me consoler :

corsario a écrit:moi je n'ai pas peur de la conclusion ;) :

- soit il n'y a pas de différence, et ça veut dire que l'on peut se passer définitivement de SACD, Blu-Ray, etc... : génial :D
- soit il y a une différence, et vu qu'il y a déjà des enregistrements excellentissime en CD, ça va être jouissif en 24/192 : génial :D



Cela dit, cette mésaventure démontre certes la force de l'effet placebo, mais elle ne démontre pas encore qu'il n'existe jamais de différence entre le 24/192 et le 16/44.1 ;)

Je n'abandonne pas ! Je vais essayer sur d'autres morceaux, d'autres instruments, peut-être enregistrés différemment. J'espère toujours arriver à trouver.
Au bout de 4 ou 5 enregistrements différents, de labels dont je sais qu'ils soignent leur prises de son, bon, là j'arrêterai :P (parce que ça voudra dire qu'il y a peut-être une différence entre le 24/192 et le 16/44.1 mais pas sur les morceaux que j'écoute tous les jours, et pas avec les techniques d'enregistrement pratiquées aujourd'hui).

Et finalement, après ces futures écoutes, si elles se soldent encore par un échec, alors c'est Rycil qui aura raison quand il écrivait plus haut :
rycil a écrit:C'est là qu'on va avoir la preuve que sur le même enregistrement (min max et valeur RMS égale,donc même dynamique et même niveau sonore) la fréquence d'échantillonnage n'a pas d'importance.


En tout cas je serai beaucoup beaucoup plus prudent à l'avenir, et ne me prononcerai qu'après des tests en aveugle...
oso
 
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Message » 15 Sep 2008 15:01

FDRT a écrit:
haskil a écrit:
De même, pourquoi Linn vends-t-il plus cher son format HD ? Comme tu l'expliques, si tout est moyenné (du fait des coûts de production variable) et la finalisation dans un format ou un autre ne doit pas représenter un coût important ! Comment explique-tu pour un même disque des écarts de tarif tels que ceux-ci:
Studio Master FLAC 24bit 88.2kHz 1,047.7MB € 27,00
CD Quality FLAC 16bit 44.1kHz 302.5MB € 14,00
MP3 MP3 320k 44.1kHz 119.5MB € 12,00


Ce n'est pas comme je l'explique : c'est comme ça ! Je n'ai rien inventé ou découvert. Ce n'est pas comme je l'explique : c'est comme ça ! Je n'ai rien inventé ou découvert. Toute l'économie du disque repose sur cette péréquation entre productions. Le prix de vente d'un disque ne correspond pas à son coût de production : sinon une symphonie serait vendue plus chère qu'un disque de flute à bec : or, le prix est le même. Ce qui est facile à vérifier : les disques d'une même série sont vendus le même prix, la flute comme l'Opéra... Or, pour le prix d'un opéra... on produit 100 disques de flute...

Linn vend plus cher ce qui lui donne moins de travail : étrange non ? Et vend plus cher les enregistrements dégradés qui lui demande un travail de recodage supplémentaire : bon, il est fait une fois pour toutes... :lol:

En fait, Linn s'essaie là à un autre mode de commercialisation de la musique que celui qui domine depuis plus d'un siècle : le disque. Or, Linn sait que les audiophiles hurlent contre le MP3 et disent qu'ils sont près à payer plus cher pour avoir un format plein débit. Or, le marché de Linn est un marché de microniches... et cette marque écossaise espère vendre ses bandes ainsi : au plus cher... D'ailleurs, les prix sont ridiculement élevés : plus chers que les disques du commerce ! :lol:


Linn a donc décidé de vendre du dématérialisé plus cher que bien des nouveautés de grandes maisons de disques... en graduant le prix à la hausse avec l'accroissement des performances annoncées. Une niche... en plus !


Je suis d'accord. Je n'ai pas écris le contraire.

Mais partant sur ce constat de prix "moyenné", comment jsutifier par exemple que le prix d'un SACD ou DVD-A soit de environ 24€ alors qu'un CD est à environ 18€ ?

Maintenant, on va vouloir nous vendre du Master à pas loin de 30€ ! :roll:

Cordialement
FDRT



Tu confonds deux choses :

1) l'économie propre au disque qui fonctionne sur le moyennage des coûts de production dans une maison de disque et fait donc, je me répète, que le prix d'un disque de flute soit identique au prix d'une symphonie, chez le même éditeur, dans la même série, même si le premier coute 100 fois moins cher à produire. Chaque éditeur étant libre fixer les prix de vente HT de ses différentes collections.

2) Le prix des disques dans le commerce et le prix moyen de chaque support défini par le nombre de CD vendu en une année divisé par le prix total de ces ventes. Qui n'a rien à voir avec la façon dont les maisons de disques organisent leur économie interne.

Les prix que tu cites (24 euros pour un SACD ou un DVD-A et 18 euros pour un CD) sont une estimation que tu fais du prix de ces supports chez les disquaires... qui n'a rien à voir avec le premier cas. Or, des CD on en trouve entre 7 euros et plus de 30 euros... et des SACD entre 10 et plus de 30 euros aussi. Et l'on trouve des CD de flute à 7 euros comme à 30 et des Symphonies à 7 euros comme à 30...



Ce sont vraiment deux choses totalement différentes qu'il ne faut surtout pas confondre...

Maintenant vendre du master à 30 euros est encore une autre chose : il s'agit de dématérialisation. D'un nouveau type de marché fondé sur une autre approche que celle du CD chez les disquaires. D'ailleurs à ce sujet, on n'achète pas le master, on achète juste le droit de l'écouter... Mais on ne s'en rend pas propriétaire. Dans le cas du disque physique, on achète le support physique 'dont la valeur résiduelle est d'environ 30 centimes d'euros quel que soit le prix de vente du CD) et le droit de jouir de son contenu en l'écoutant.

Et là, Linn vend sa soupe en fonctionnant sur l'idée hifiste et non discophilique que plus les performances annoncées sont élevées et plus le prix doit l'être !
haskil
 
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Message » 15 Sep 2008 18:45

haskil a écrit:Et là, Linn vend sa soupe en fonctionnant sur l'idée hifiste et non discophilique que plus les performances annoncées sont élevées et plus le prix doit l'être !


Mais maintenant qu'on sait que c'est très difficile de percevoir la différence entre un master 96khz et son downsample en 44, on n'achetera pas les versions 96khz et les laissera aux oreilles en or :mdr:
rycil
 
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EFFET PLACEBO en écoute HiFi

Message » 15 Sep 2008 19:04

oso a écrit:Bravo pour cette rigueur, tres éclairante! Un modèle.

Olivier



corsario a écrit:Bon. J'ai refait des comparaisons ce week-end (pas assez mais bon).

Je suis sur le cul : j'ai échoué aux tests ABX, sur 3 extraits différents. Soit mes 3 premiers succès étaient de la chance, soit j'étais en meilleure forme. Mais peu importe en fait. L'important est que la différence, si différence il y a, est faible, puisqu'elle peut être masquée par de la fatigue. Ou tout simplement il n'y a pas de différence audible. Et que, en toute bonne foi, j'avais entendu le contraire !
Bien sûr ceci ne concerne que cet enregistrement particulier (la sonate pour violon de Mozart), et les résultats seraient peut-être différences sur un autre morceau, une autre musique, etc... Ce n'est pas l'enseignement le plus important pour moi. L'enseignement le plus important c'est la manière dont j'ai été abusé par un effet placebo (la supériorité du fichier 24/192 sur le fichier 16/44.1) pour cet enregistrement en particulier, alors même que je pensais être de la plus grande objectivité !

Parce que quand même, il y a quelques jours, voilà ce que j'écrivais, en toute bonne foi :

corsario a écrit:je suis convaincu qu'il y a une différence entre le 16/44.1 et le 24/192 : c'est la même différence qu'entre la couche CD et la couche SACD d'un disque (sur les disques classiques enregistrés récemment (donc où le master est le même), où on compare vraiment le même enregistrement à la base dans deux échantillonnages différents).


corsario a écrit:
si c'est aussi évident qu'une différence CD/SACD, il n'y aura pas besoin de tout ça :mdr:


corsario a écrit:
C'est la méthode Coué :mdr:

ne vends pas la peau de l'ours....

Je suis quasi sûr que l'on peut entendre la différence (et je sais où écouter...).


corsario a écrit:Je viens juste de commencer une préécoute, mais je suis venu vous dire tout de suite le résultat tellement c'est évident à l'oreille :

la différence entre le 24/192 et le 16/44.1 sur le Mozart est énorme, inratable. Je ne me fait aucun souci pour le test ABX.
Je détaillerai plus tard mais c'est vraiment beaucoup mieux et plus vivant en 24/192 :

Je ne suis pas surpris : c'est exactement ce que j'avais constaté en comparant SACD vs. CD sur des enregistrements de classique de labels de confiance :
extinction des notes qui disparait quasi complètement avec le 16/44.1 (ça c'est vraiment le plus audible), et du coup une bonne partie de la vie et de la beauté s'en va avec. La dynamique en prend un coup aussi (c'est subjectif, ce n'est p-ê pas la dynamique en tant que telle).
En un mot il y a plus de vie avec le 24/192.

Et c'est encore plus visible que ce à quoi je m'attendais : pas besoin de concentration, ni de paracetamol.

J'aurais dû parier tiens :mdr:


corsario a écrit:La différence est bien audible à la fin du morceau sur le quasi solo de violon : je savais que c'est dans l'aigu et sur les extinctions de note que l'on entend le plus de différence entre CD et SACD donc je suis allé directement cherché la partie où on avait un instrument soliste. En plus ce violon est superbe.


corsario a écrit:Regarde entre 7'39 et 8'02 : les extinctions de note, les doubles notes (qui deviennent très fade en 16/44.1), et l'extinction de note finale (qui s'éteint beaucoup trop vite en 16/44.1). Tu devrais entendre la différence sans beaucoup de mal.


Ensuite je commence les tests en aveugle :

corsario a écrit:Bon, je suis en train de préparer des écoutes en aveugle, et je dois avouer que là je fais déjà beaucoup moins le malin. Pour faciliter les choses j'ai isolé un extrait de 30 secondes en 24/192 kHz, que j'ai downsamplé en 16/44.1. Ce n'est pas du tout pareil de comparer deux extraits en sachant qui est qui et d'avoir un extrait sans savoir d'où il vient et de devoir l'identifier...

Finalement la concentration, et peut-être le paracétamol, seront nécessaires ;)

Mais je vais y arriver ! :mdr:

Enfin... j'espère



Et bien non. Sur cet enregistrement je n'y suis pas arrivé pour le moment, alors que j'y ai passé du temps, et que j'ai mis toutes les chances de mon côté. J'ai essayé sur 3 extraits, j'écoutais tranquillement.

Heureusement que je n'ai pas parié :mdr:

Conclusion :

en écoute non aveugle je déclare : "c'est évident à l'oreille. la différence entre le 24/192 et le 16/44.1 sur le Mozart est énorme, inratable. Je ne me fait aucun souci pour le test ABX. C'est vraiment beaucoup mieux et plus vivant en 24/192"

en écoute aveugle sur le même morceau je déclare : "c'est très difficile, je n'y arrive pas. Je n'ai pas encore abandonné mais pour le moment je n'y arrive pas".

La différence entre les deux c'est l'effet psychologique, l'auto-suggestion, l'effet placebo, tout ce que l'on veut : j'avais dit "c'est facile, la différence est très audible", c'était faux. C'est mon cerveau qui inventait les différences très audibles !!!

Incroyable... Je suis vexé de m'être laissé piéger par l'auto-suggestion alors même que j'étais averti et que je voulais me prémunir de cet effet, et je suis impressionné par la force de l'auto-suggestion : c'est une chose de lire que ça existe et de l'expérimenter à ses dépends. Quand on lit ça sur des forums on se dit "ouais, mais c'est les autres. Moi je ne suis pas assez bête pour me laisser berner par de l'auto-suggestion, faut vraiment être naïf...". Et puis un jour on fait un test en aveugle et.... On est tout dépité :lol:

Heureusement j'avais prévu le coup pour me consoler :

corsario a écrit:moi je n'ai pas peur de la conclusion ;) :

- soit il n'y a pas de différence, et ça veut dire que l'on peut se passer définitivement de SACD, Blu-Ray, etc... : génial :D
- soit il y a une différence, et vu qu'il y a déjà des enregistrements excellentissime en CD, ça va être jouissif en 24/192 : génial :D



Cela dit, cette mésaventure démontre certes la force de l'effet placebo, mais elle ne démontre pas encore qu'il n'existe jamais de différence entre le 24/192 et le 16/44.1 ;)

Je n'abandonne pas ! Je vais essayer sur d'autres morceaux, d'autres instruments, peut-être enregistrés différemment. J'espère toujours arriver à trouver.
Au bout de 4 ou 5 enregistrements différents, de labels dont je sais qu'ils soignent leur prises de son, bon, là j'arrêterai :P (parce que ça voudra dire qu'il y a peut-être une différence entre le 24/192 et le 16/44.1 mais pas sur les morceaux que j'écoute tous les jours, et pas avec les techniques d'enregistrement pratiquées aujourd'hui).

Et finalement, après ces futures écoutes, si elles se soldent encore par un échec, alors c'est Rycil qui aura raison quand il écrivait plus haut :
rycil a écrit:C'est là qu'on va avoir la preuve que sur le même enregistrement (min max et valeur RMS égale,donc même dynamique et même niveau sonore) la fréquence d'échantillonnage n'a pas d'importance.


En tout cas je serai beaucoup beaucoup plus prudent à l'avenir, et ne me prononcerai qu'après des tests en aveugle...


+1 j'apprécie aussi la rigueur de corsario.

Concernant l'effet placebo en comparaison HiFi une anecdote:

Lors d'une comparaison entre un tweeter Kelly à ruban et un tweeter standard (chez Vaissaire/Audiotec années 70), le Kelly semblait à tous bien supérieur....

Jusqu' au moment ou M. Vaissaire remarque une erreur de cablage du matériel de comparaison....c'était toujours le tweeter standard qui fonctionnait !!!

Rectification.... Il y avait bien une différence en faveur du Kelly à ruban...mais moindre que celle perçue en EFFET PLACEBO.

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Message » 15 Sep 2008 20:12

haskil a écrit:Tu confonds deux choses :

1) l'économie propre au disque qui fonctionne sur le moyennage des coûts de production dans une maison de disque et fait donc, je me répète, que le prix d'un disque de flute soit identique au prix d'une symphonie, chez le même éditeur, dans la même série, même si le premier coute 100 fois moins cher à produire. Chaque éditeur étant libre fixer les prix de vente HT de ses différentes collections.

2) Le prix des disques dans le commerce et le prix moyen de chaque support défini par le nombre de CD vendu en une année divisé par le prix total de ces ventes. Qui n'a rien à voir avec la façon dont les maisons de disques organisent leur économie interne.

Les prix que tu cites (24 euros pour un SACD ou un DVD-A et 18 euros pour un CD) sont une estimation que tu fais du prix de ces supports chez les disquaires... qui n'a rien à voir avec le premier cas. Or, des CD on en trouve entre 7 euros et plus de 30 euros... et des SACD entre 10 et plus de 30 euros aussi. Et l'on trouve des CD de flute à 7 euros comme à 30 et des Symphonies à 7 euros comme à 30...



Ce sont vraiment deux choses totalement différentes qu'il ne faut surtout pas confondre...


Non, non, je ne confonds pas mais ne faisant parti de l'économie du disque qu'en tant que consommateur, ce n'est que le 2ième point qui m'intéresse (certainement comme la plutart des forumeur ici ! Le point 1) représente grosso modo le Prix de Revient tandis que le point 2) c'est le Prix de Vente,je cites, "Qui n'a rien à voir avec la façon dont les maisons de disques organisent leur économie interne". On est d'accord.

haskil a écrit:Maintenant vendre du master à 30 euros est encore une autre chose : il s'agit de dématérialisation. D'un nouveau type de marché fondé sur une autre approche que celle du CD chez les disquaires. D'ailleurs à ce sujet, on n'achète pas le master, on achète juste le droit de l'écouter... Mais on ne s'en rend pas propriétaire. Dans le cas du disque physique, on achète le support physique 'dont la valeur résiduelle est d'environ 30 centimes d'euros quel que soit le prix de vente du CD) et le droit de jouir de son contenu en l'écoutant.

Et là, Linn vend sa soupe en fonctionnant sur l'idée hifiste et non discophilique que plus les performances annoncées sont élevées et plus le prix doit l'être !


Et, tout les éditeurs fonctionnent comme cela depuis longtemps maintenant... Les disques vinyl "série audiophile", pressage 180g et plus... Il y a 30 ans déjà, on vendait un vinyl trés cher (bien plus cher qu'un CD de maintenant comparativement à l'époque, c'était un vrai luxe alors que maintenant presque tout le monde possèdent des CD (copiés ou pas) chez lui!) et on vendait en plus des séries encore plus chers soit disant de meilleure "qualité".

Ne serait-ce pas justement à partir du moment où l'on a "créer" la haute-fidélité, on a créé/inventé en même temps le besoin de support "haute-fidelité" ! Et, cette course à l'élitisme n'est certainement pas finie même si les limites de l'acuité auditive sont peut-être atteintes (sur certains critères probablement, peut-être pas sur tout les critères ...).

Je pense que c'est cet "élitisme" qui fixe le prix de vente ! On vendra du "MP3" à ceux qui recherche d'abord les prix. On vendra du qualité "CD" à tout le monde et on vendra de la qualité "Master" aux perfectionistes. Un peu comme à une autre époque, il y avait le vinyl pour les puristes et les cassettes pour l'autoradio et les autres...

Cordialement
FDRT
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Message » 15 Sep 2008 23:36

Le jour où on ne pourra plus écouter que du mp3... je me remets au piano et ma femme chantera. Peut-être on sera plus heureux encore.... :P
jbpfrance
 
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Message » 16 Sep 2008 13:53

FDRT Et, tout les éditeurs fonctionnent comme cela depuis longtemps maintenant...


Pas précisément ainsi : on ne mettait pas le même enregistrement sous trois présentations différentes avec trois qualités de restitution sonore différentes sur le marché en même temps avec le but délibéré de hiérarchiser le prix en fonction d'une qualité sonore mise en avant !

Ce qui faisait le prix du disque était fondé sur d'autres choses qui ont un peu évolué à mesure que cette industrie se développait en s'appuyant à chaque crise sur un renouvellement technologique qui dévaluait globalement ce qui avait été fait jusque là et introduisait une hiérarchie logique de prix et de qualité : les artistes refaisaient en stéréo ce qu'ils avaient fait pour la mono. Ensuite, les enregistrements avec le progrès moderne ont remplacé les premiers stéréos, etc.

Pendant une très courte période, les éditeurs y ont été contraints : du temps que la stéréo n'était pas universelle : les nouveautés étaient publiées sous deux formes : la version mono et la version stéréo. Mais c'était une nécessité technologique. On oublie d'ailleurs que le chevauchement mono/stéréo avant passage à gravure universelle ne s'est pas fait en un jour... Mais dès qu'ils ont pu : ils ont abandonné la gravure mono pour graver les disques mono en gravure universelle... et dès lors les différences de prix entre séries de disques sont devenues celles qui ont toujours dominé le disque : et ce n'est pas l'exemple donné par Linn qui prédominait ! C'était autrement plus complexe et réglé par contrat avec les interprètes dans bien des cas...

Les disques vinyl "série audiophile", pressage 180g et plus... Il y a 30 ans déjà, on vendait un vinyl trés cher (bien plus cher qu'un CD de maintenant comparativement à l'époque, c'était un vrai luxe alors que maintenant presque tout le monde possèdent des CD (copiés ou pas) chez lui!) et on vendait en plus des séries encore plus chers soit disant de meilleure "qualité".


Les pressages dont tu parles... sont apparus autour de la mort du microsillon. Il y a trente ans (le CD en a 26 : premiers CD pressés à l'été 1982), le pressage 180 grammes on ne connaissait pas. Aucun grand éditeur ne pratiquait cela : on avait quelques Lab sheffield, par exemple, mais c'était peanuts : cela n'existait pas sur le marché. Et ces disques américains étaient souvent pressés... à Louvier, dans l'Eure, ou en Allemagne car aux Etats-UNis la qualité de pressage était médiocre. J'ai quelques disques japonais de ces années là : ce ne sont pas des 180 grammes... En revanche, bien des LP économiques des années 1960 pèsent leur poids... sans être pour autant audiophiles... Le poids du disque importe beaucoup moins que la qualité de la pâte utilisée pour le pressage.... et que le temps que reste le microsillon dans la presse pour bien refroidir uniformément... sans compter la gravure et la galvanoplastie qui exigent de grans soins qui ont peu à voir avec le poids du LP. Les meilleurs pressages sortaient des presses de Guttersloh et les LP étaient fins comme tout... les pires de chez Sonopresse et ils étaient lourds !

Je pense que c'est cet "élitisme" qui fixe le prix de vente !


Sur le vrai marché, pas vraiment. C'est la notoriété de l'artiste + des raisons commerciales qui font qu'une maison de disques va gagner beaucoup d'argent sur un disque nouveau... justement pour payer celui qui ne marche pas très bien : ce dernier voit généralement rapidement son prix baisser, tandis que celui qui se vend très bien... peut rester longtemps, longtemps à son prix fort... il assure le fond de commerce de l'éditeur... Franck pourcel payait les disques de Maria Callas qui maintenant en rapporte beaucoup plus à EMI que Franck Pourcell...

Linn est un micro éditeur de disques qui fait est ce qui est annoncé partout et est fondamentalement différent de ce que le marché du disque a fait jusque là.

On vendra du "MP3" à ceux qui recherche d'abord les prix. On vendra du qualité "CD" à tout le monde et on vendra de la qualité "Master" aux perfectionistes.


C'est précisément ce que l'on raconte !

Un peu comme à une autre époque, il y avait le vinyl pour les puristes et les cassettes pour l'autoradio et les autres...


Un petit peu seulement : Car la cassette préenregistrée (outre le fait qu'elle pouvait être meilleure que le même disque en vinyle !!!) était vendue à un prix qui a longtemps été quasi le même que celui du LP correspondant ! Et surtout la cassette a surtout été populaire comme support de copie privée.

Alain
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Message » 16 Sep 2008 16:53

haskil a écrit:Car la cassette préenregistrée (outre le fait qu'elle pouvait être meilleure que le même disque en vinyle !!!) était vendue à un prix qui a longtemps été quasi le même que celui du LP correspondant ! Et surtout la cassette a surtout été populaire comme support de copie privée.

Alain


La cassette enregistrée n'a été correcte que sur sa fin de carrière (emploi de CrO2)...
jbpfrance
 
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Message » 18 Sep 2008 5:24

jbpfrance a écrit:Le jour où on ne pourra plus écouter que du mp3... je me remets au piano et ma femme chantera. Peut-être on sera plus heureux encore.... :P

:mdr:
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