Compte-rendu d’utilisateur HCFR du Sony VPL-VW870ES, projecteur laser 4K

Compte-rendu d’utilisateur HCFR du Sony VPL-VW870ES, projecteur laser 4K

Les mesures usuelles

Bruit de ventilation

Le VPL-VW870ES hérite du système de refroidissement du VPL-VW760ES. L’air circule par une aspiration située à l’avant du vidéoprojecteur et fini expulsé par l’arrière. Il faudra donc s’assurer de laisser assez d’espace dans ces zones afin de fournir assez d’air et d’éviter une accumulation de chaleur à l’extraction.

La ventilation du VPL-VW870ES est relativement discrète bien qu’elle soit asservie à la luminosité de l’image délivrée et aux températures internes du châssis. Cela veut dire que la vitesse de ventilation va varier durant un film et si en moyenne le VPL-VW870ES est silencieux, ce sont ces variations qui peuvent éventuellement s’entendre.

Cela peut se produire durant un film, mais très honnêtement je n’ai jamais été pénalisé par le bruit de ventilation de ce vidéoprojecteur, même lorsque la température de la pièce monte à 25°C. Y compris en HDR et avec le Dual Contrast Engine qui agit dynamiquement sur l’intensité du laser et favorise donc la variation de vitesse de rotation des ventilateurs. Le vidéoprojecteur se trouve à environ 1m de la position des spectateurs, si le VPL-VW870ES devait être bruyant et pénalisant, je m’en serai rendu compte.

Nous avons mesuré le bruit de ventilation du VPL-VW870ES dans sa zone la plus bruyante. Plusieurs batteries de mesures ont été effectuées à 1m puis à 2m sur trois types d’images.

Comme vous pouvez le constater, le VPL-VW870ES se révèle peu bruyant et affiche des scores relatifs à ses caractéristiques. Au pire nous atteignons 28 dB, pour tomber à 21 dB dans les meilleurs des cas. Ces deux mesures sont franchement excellentes, le seul système qui puisse baisser encore les scores est le refroidissement par liquide comme sur le VPL-VW5000ES.

input lag, Le VPL-VW870ES fait pour le jeu vidéo ?

L’Input Lag ou la latence d’entrée est un décalage temporel entre le moment où le signal est émis par la source et le moment où il est restitué à l’écran. Ce décalage est présent dans tous les diffuseurs, il est induit par les processings vidéo multiples qui se cumulent dans la machine. Lorsqu’on regarde un film il suffit d’ajuster simplement le décalage audio par rapport à la vidéo. Les sources et les processeurs audio disposent de tout ce qu’il faut pour y arriver avec précision.

Le hic concerne les jeux vidéos. En effet, le joueur se fiche pas mal d’un décalage audio / vidéo qui s’ajuste, par contre il faut impérativement une réactivité synchronisée entre la manette et l’image. Lorsque l’Input Lag est élevé, la jouabilité en est fortement pénalisée, surtout lorsqu’il s’agit de FPS ou d’autres jeux dans lesquels les réflexes sont mis à rude épreuve.

Le VPL-VW870ES n’y échappe pas, il affiche un Input Lag qui peut se réduire considérablement grâce à un outil spécifique qui détourne les processings responsable de cette latence. D’autres paramètres rentrent en jeu et par chance les atouts vidéo du VPL-VW870ES ne sont pas concernés. Ainsi le Reality Creation, les processings de contraste et les réducteurs de bruit n’influent pas la latence, ils pourront donc être utilisés en toutes circonstances. Seul le Motion Flow va induire une variante, étonnante d’ailleurs vu le tableau récapitulatif de nos mesures.

Les mesures ont été faites à partir du Leo Bodnar Input Lag Tester 1080p et de la nouvelle version en UHD. Les info frames HDR ont été générées par un HDFury Integral.

Lorsque l’Input Lag Reduction est coupé, c’est à dire en usage film afin de bénéficier de l’ensemble des processings numériques, nous avons un lag important de 130 millisecondes. Il s’agit d’un score standard qui impliquera un léger ajustement de délais des dialogues. Lorsque le signal est UHD/4k le lag tombe à 75 millisecondes environ. Ceci est tout à fait normal car le VPL-VW870ES ne gère pas ce genre de signal de la même manière que le 1080p, la mise à l’échelle étant alors inutile, seule un éventuel ajustement de ratio va intervenir.

L’Input Lag Reduction se révèle efficace; nous tombons à 36 millisecondes sur les jeux 1080p 60 images seconde et à 30 millisecondes pour les jeux UHD/4k 60 images seconde. Scores très corrects et typiques qui peuvent assurer un bon confort de jeu.

Evaluation de l’optique

Evaluer l’optique du VPL-VW870ES en situation est assez complexe. Nous savons et il est évident vu la taille de la bête, que l’optique VPLL-Z7013 est excellente. Nous savons aussi que le VPL-VW870ES est issu de la grande famille de vidéoprojecteur 4k Sony et cela implique un grand nombre de processings vidéo dont certains ne peuvent se débrailler qu’en passant par le menu usine et d’autres seront actifs quoi que l’on fasse.

Commençons par les convergences. En sortie de carton nous disposons d’un vidéoprojecteur présentant de très bonnes convergences. La correction pourra se contenter d’un petit ajustement global (shift) afin de réduire encore les faibles écrans. Si vous souhaitez aller plus loin, la correction par zone sera efficiente et faisable car l’optique du VPL-VW870ES limite les écarts de convergences aux extrêmes, assure une très belle uniformité et ne montre pas de flou sur les bords.

Convergence avant correction

Convergence après correction

Si nous testons le VPL-VW870ES à partir de mires de définition, nous noterons les défauts usuels constatés sur les vidéoprojecteurs de la marque. Il faut tenir compte des différents processings qui interviennent dans la cohérence de la structure des images. L’ajustement des matrices par exemple joue un rôle déterminant. Cet ajustement est asservi à un preset qui est intégré au menu usine. Nous pouvons tester le VPL-VW870ES en supprimant tous les presets usine et constaté un gain dans la reproduction des composantes de mires natives UHD dans les zones à 1 pixel. Passer du preset de correction de convergence au mode manuel corrigé, va également démontrer une différence qui se voit par un changement d’aspect tonal et colorimétrique dans les zones très précises des mires.

La correction globale peut se faire par l’intermédiaire du menu usine et dans une certaine mesure permet d’arriver à un résultat plus uniforme. D’un autre côté, le résultat obtenu par la méthode utilisateur est bonne et assure un excellent rendu visuel durant un film et c’est le plus important. Il faut aussi retenir que seul le service technique Sony est autorisé à modifier le menu usine. Sans une autorisation validée, s’aventurer dans ce menu est aux risques et périls de l’utilisateur. Autre élément à inclure dans la réflexion, le Reality Creation et le DFO jouent également un rôle dans la restitution des mires natives UHD et 4K aux précisions de 1 pixels. C’est d’ailleurs logique car ces algorithmes travaillent conjointement sur la correction supposée du flou et sur le gain en détail. L’analyse de l’algorithme ne sait pas reconnaître une mire à 1 pixel, il comprend une texture qu’il doit traiter. Ainsi il faudrait sacrifier des outils très performants au profit d’une performance optique native qui sera encore modifiée car d’autres processings non débrayables interviennent.

Mire de texte affichée sans modification dans le menu usine. La restitution est très bonne avec une lisibilité plus que convenable du texte dans toutes les conditions de chrominance. Ceci démontre une bonne acutance du moteur optique.

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Mire de résolution UHD native. Sans toucher au menu usine on peut se rendre compte de la dérive colorimétrique due aux processings et aux presets de convergence, température de couleur et uniformité (accessible uniquement dans le menu usine). C’est pas mal du tout hormis la dérive colorimétrique. Les zones à 1 pixel de résolution s’affichent et dévoilent la structure matricielle, but recherché par le test.

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Une fois les presets et processings supprimés, voici ce que l’on obtient.

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La dérive colorimétrique de la mire à presque disparue et les zones à 1 pixel sont encore plus nettes et lisibles. En contrepartie la déconvergence n’est plus corrigée et devient visible. Le gain apporté est plutôt limité, il est certes possible de compenser la déconvergence dans le menu usine sans que cela génère la dérive de couleur. Cependant, dès que les processings de netteté, principalement le Reality Creation, seront utilisé, la dérive reviendra sur les mires à 1 pixel. On peut alors se demander si intervenir dans le menu usine dans ce contexte est pertinent.

Mire UHD à 1 pixel issue de son fichier d’origine. Le VPL-VW870ES arrive presque à l’affichage le natif originel.

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Mire multi-fréquentielle, attention il s’agit d’une capture non réduite en raison de l’affichage à plusieurs fréquences. Afin de pouvoir visualiser les hautes fréquences qui s’approchent de la résolution 1 pixel, veillez agrandir cette image, puis l’afficher dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet. La télécharger afin de la visualiser à posteriori est fortement conseillé. Cette manipulation est à faire sur ordinateur, fichier volumineux et image en très haute résolution.

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A partir d’un certain seuil, le VPL-VW870ES est pénalisé par les presets et les processings qui rendent l’affichage des zones très précises impossible. Nous notons également la dérive colorimétrique dans cette zone (extrême gauche).

En pratique la dérive qui se manifeste essentiellement aux hautes fréquence ne se manifestera pas ou uniquement sur une image dont la structure s’apparente aux mires que l’on utilise. Une grille ou un damier par exemple, mais forcément de définition très précise proche ou égale à 1 pixel UHD. Nous pouvons nous rassurer, car le phénomène sera excessivement rare.

Veillez cliquer sur l’image afin de l’afficher en grand et observez la grille d’aération sur le capot du hummer.

Si nous zoomons dans une image, le VPL-VW870ES est capable de reproduire le moindre des détails.

A mon avis Il ne faut pas chercher trop loin et utiliser le VPL-VW870ES comme il a été pensé par les ingénieurs de Sony. Durant un film l’image sera superbe et l’optique VPLL-Z7013 jouera son rôle.

Puissances lumineuses

La puissance lumineuse d’un vidéoprojecteur est un indice normalisé qui depuis le HDR devient fondamental et nécessairement élevé. Si en SDR la norme vise une cible de 14 foot-Lambert à 16 foot-Lambert (14-16 fL ce qui corresponde à environ 50-55 candelas ou nit), le HDR part sensiblement plus haut avec un indice de 100 nit minimum (80 nit étant déjà fonctionnel). La correspondance en Lumen dépendra évidemment de la taille et de la nature de l’écran.

Nous avons mesuré le VPL-VW870ES annoncé pour 2200 lumens. Ce score est presque atteint dans un conditionnement optimal visant à donner le maximum de puissance lumineuse :

  • Laser : MAX
  • Contrast Enhancer : OFF
  • Contrast Dynamic Engine : OFF
  • Contrast : MAX
  • Brightness : 55 (mais pourrait être positionné sur MAX afin de doper encore plus la mesure)
  • Gamma : OFF
  • Espace BT.709
  • Température : Custom 5

Le mesure obtenue sur mon écran de 2,66m de base corrigé à un gain de 1.0 a donné 175 nit, soit 2193 lumens. Il est évident que le paramétrage « dopage » nécessaire ne correspond pas à un usage courant ni à une mise en condition fonctionnelle d’un point de vu colorimétrique. Suivant les presets et les calibrages nous sommes entre 1500 et 1700 lumens maximal, ce qui en soit est très bon car très largement suffisant pour du SDR sur une grande taille d’image. En HDR cela permet de pousser jusqu’à une image de 3m de base, mais il ne faudra pas espérer davantage si ont veut conserver l’effet visuel très dynamique de ce mode d’affichage.

Voici le tableau récapitulatif des puissances lumineuses mesurées par rapport à l’intensité du laser :

L’incidence du zoom sur la puissance lumineuse démontre une courbe dégressive plutôt linéaire. Cela veut dire que la position optimale du VPL-VW870ES dans la salle et par rapport à l’écran, dépendra conjointement de la distance et de la position du zoom. Dans un contexte HomeCinema ordinaire nous pouvons dire qu’il s’agit d’un vidéoprojecteur milieu / fond de salle.

L’incidence du contraste est un point important surtout en HDR. En SDR le paramètre contraste va appliquer un nivellement linéaire sur la puissance lumineuse. Retenez également et c’est important, que le paramètre de contraste joue un rôle dans l’équilibre du gamma. Il ne faut donc pas toucher au contraste du moment que celui-ci est ajusté par rapport au calibrage de votre gamma et de l’équilibre des transferts de luminance.

En HDR le paramètre de contraste devient Contrast HDR, c’est à dire un ajustement spécifique. Cet ajustement jouera un rôle au niveau du tone mapping, c’est à dire de la mise en conformité de la tonalité des couleurs en HDR. Ceci est lié à l’étalonnage du film et des paramètres d’optimisation des contrastes qui jouent un rôle dominant dans la restitution du HDR et son optimisation. Dans ce mode le contraste conserve le maximum de la luminosité de MAX à 38, puis la chute est rapide avec une fin stabilisée mais qui tend à supprimer la luminosité intégralement. Contrast HDR est donc fonctionnel de 40 à MAX, c’est dans cette plage de fonctionnement que son action concernera uniquement sa cible, c’est à dire le tone mapping HDR. En pratique et suivant les mises en condition, le Contrast HDR est en moyenne à 80. Suivant les cas de figure on voudra pousser à 95 et cette position me semble le maxima acceptable.

Voici les données et les graphiques obtenus. La représentation est inverse, elle démontre donc une progression dans la puissance lumineuse et non une perte. Le contraste part de sa plus petite valeur pour augmenter avec la puissance lumineuse.

Cliquer afin d’agrandir

Le contraste applique une progression de puissance lumineuse plutôt linéaire. A mesure que l’on augmente le contraste la puissance lumineuse progresse. Attention à l’incidence sur le gamma, le contraste ne doit pas servir à ajuster la puissance lumineuse mais participe à l’équilibre des transferts de luminance.

Contrast HDR sert à ajuster le tone mapping HDR. De MAX à 38 (40 par sécurité), la puissance lumineuse affiche un clipping sur la maximale. en dessous de 40, la puissance lumineuse baisse très rapidement. Il est donc impératif de ne jamais ajuster Contrast HDR sous la valeur de 40.

 

Mesures des contrastes et incidences des processings d’optimisation

Le VPL-VW870ES puise sa performance de contraste dans des ajustements dynamiques. Un ajustement optique tablant sur la modulation de l’intensité du laser plus un iris dynamique et un contraste purement numérique. Ces deux artifices se révèlent très efficaces et indispensables surtout en HDR, mais ils ne sont pas sans conséquence sur le gamma et la température de couleur.

Le Dynamic Contrast Engine joue un rôle important sur la reproduction des noirs au niveau du contraste séquentiel (ON/OFF) mais n’impacte pas le ANSI qui après calibrage affiche un score de 350:1. Un très bon score que l’on a l’habitude de mesurer sur les vidéoprojecteurs de la marque. Un point important, le ANSI ne sera pas pénalisé par les nombreux processing. C’est un bon point car cela va garantir une belle dynamique de l’image, un des critères spécifiques des projo Sony ! Le contraste séquentiel déjà bon en natif avec un score maximal de 15.000:1, se voit doté d’une hausse significative en mode LIMITED et fulgurante en mode FULL avec un pic « INFINI » (la sonde n’est plus capable de mesurer la résiduelle de luminance). Bien entendu ce score démentiel ne se manifestera qu’en cas de trame totalement noire, durant un film le contraste sera modulé et en moyenne plus proche du score obtenu avec le mode LIMITED

Incidence sur le gamma :

Nous observons une modulation du gamma dans les zones sombres (IRE60 et inférieur). Ceci est normal et prévisible car le contraste dynamique laser plus iris du VPL-VW870ES vise essentiellement à améliorer la profondeur des noirs tout en épargnant les trames claires.

Incidence sur la température de couleur :

L’incidence sur la température de couleur se situe essentiellement sur la composante bleue. Ainsi la température de couleur sera plus froide et cela principalement en basse lumière ce qui corrobore l’incidence sur le gamma. En comparaison avec le VPL-VW760ES dont le contraste dynamique se contente du laser, nous avions moins de dérive colorimétrique. En effet le laser seul sur le petit frère du VPL-VW870ES affichait une dérive beaucoup moins prononcée et de comportement différent. Une corrélation avec un vidéoprojecteur équipé d’un iris seul permet de comprendre le phénomène car dans ce cas les dérives sont très importantes. Le VPL-VW870ES hérite donc du défaut bien connu lié à l’iris dynamique.

Le laser seul, déjà efficace en terme de boost de contraste, est donc une solution plus « respectueuse » de la colorimétrie et de l’équilibre du gamma. Ceci dit, la combinaison laser plus iris du VPL-VW870ES permet d’obtenir de meilleures transitions dans les scènes sombres et une lisibilité accrue des zones noires. A scène équivalente le VPL-VW870ES offre une meilleure perception des noirs tout en conservant les détails. On ne peut pas tout avoir et un processing dynamique est toujours au prix de ses effets secondaires.

Le Contrast Enhancer quant à lui n’interviendra qu’en tant que booster visuel. Il ne touche pas à la performance optique, mais va ajuster l’équilibrage des transferts de luminance afin d’obtenir un contraste visuel plus marqué. Evidemment l’impact sur le gamma et la température de couleur sera significatif. Cependant le gain dépasse la dérive, il est donc conseillé de s’en servir.

Le Contrast Enhancer se comporte comme à l’accoutumé. Il intervient essentiellement sur le gamma et a peu voir aucune incidence sur la température de couleur. C’est un bon point qui permet de combiner le Contrast Dynamic Engine et le Contrast Enhancer sans qu’il n’y est trop de cumul de dérive.

A contrario, le gamma est donc impacté ce qui est normal, car cet algorithme vise à moduler la perception de la dynamique de l’image. L’incidence touche obligatoirement le gamma responsable du suivi des transferts de luminance.

 

Lone Survivor : Malgré la dérive de gamma du Contrast Enhancer le rendu visuel est réaliste, équilibré et surtout dense et texturé

 

Les présélections et mesures des composantes

  • CINÉMA FILM 1 : Qualité d’image adaptée à la reproduction d’images hautement dynamiques et nettes, typiques d’un chef-d’oeuvre du cinéma.
  • CINÉMA FILM 2 : Qualité d’image adaptée à la reproduction de tons riches et de couleurs dignes du cinéma, en fonction de Cinéma Film 1.
  • RÉFÉRENCE : Configuration de qualité d’image appropriée lorsque vous souhaitez reproduire fidèlement la qualité d’image d’origine ou pour profiter de la qualité d’image sans aucun réglage.
  • TV : Qualité d’image adéquate pour regarder des programmes TV, du sport, des concerts et d’autres images vidéos.
  • PHOTO : Idéal pour la projection d’images fixes provenant d’un appareil photo numérique.
  • JEU : Qualité d’image adaptée aux jeux, avec des couleurs bien modulées et une réponse rapide.
  • BRIGHT CINEMA (CINÉMA LUMIÈRE) : Qualité d’image adéquate pour regarder des films dans un environnement lumineux, comme un salon.
  • BRIGHT TV (TV LUMIÈRE) : Qualité d’image adéquate pour regarder des programmes TV, du sport, des concerts et d’autres vidéos dans un environnement lumineux, comme un salon.
  •  USER (UTILISATEUR) : vous pourrez régler la qualité d’image à votre guise, puis enregistrer le paramétrage. Le réglage en usine par défaut est identique à « Référence ».

Les différentes mesures ont été effectuées à partir du profile REFERENCE. Ce profile est d’ailleurs plutôt bien collé à la norme, il peut servir sur du contenu SDR en cas d’usage non calibré.

 

Mesures des gamma

Les Gamma standards

GAMMA 1.8

GAMMA 2.0

GAMMA 2.1

GAMMA 2.2 / GAMMA OFF

GAMMA 2.4

GAMMA 2.6

Les gamma démontrent une dérive entre 20IRE et 70IRE. Le cas de notre exemplaire du VPL-VW870ES de test implique une correction importante et éventuellement l’usage des logiciels de calibrage Sony, Image Director 3 ou le logiciel réservé aux professionnels. Il sera tout de même possible de réduire le DeltaE suivant le gamma visé jusqu’à 2.4, mais typiquement 2.2 – 2.22. Notez qu’en l’occurrence si la moyenne peu se corriger facilement, la linéarité ne pour se faire qu’à l’aide d’un ajustement à partir des logiciels Sony.

La dérive mesurée se retrouve également dans les températures de couleur, ce qui est normal car ces deux composantes colorimétriques sont étroitement lié.

EOTF ST.2084

Le gamma HDR ou l’EOTF SMPTE ST.2084 est assez bon bien que les mesures s’éloignent des cibles à partir de 55IRE. En effet, les valeurs dépendent aussi de la puissance lumineuse et il sera très rare de mesurer un gamma HDR parfait sur un vidéoprojecteur. En tous cas, ce n’est pas encore possible.

Notez que la gestion HDR par Sony se base sur l’EOTF normalisé ST.2084, puis nécessite les processings de gestion du contraste qui vont influer sur cette courbe.

Les gamma propriétaires

GAMMA 7 : Simule la courbe gamma d’un film.

GAMMA 8 : Accentue la netteté des images. Sélectionnez cette option pour regarder des contenus dans un environnement lumineux, comme un salon.

GAMMA 9 : Produit une image plus lumineuse que Gamma 8.

GAMMA 10 : Accentue la netteté des images. Sélectionnez cette option pour regarder des programmes TV, etc., dans un environnement lumineux, comme un salon.

Ces gamma propriétaires ont un but bien particulier au cas par cas. Ils pourront aussi servir de conteneur mémoire afin d’injecter des gamma modifiés qui servent à optimiser le HDR, le fameux « tweak ».

 

Mesures des températures de couleur

D93 / Custom 1 :
  • Température de couleur froide
  • Moyenne mesurée 9330
  • Dérive importante
  • Correction partielle par calibrage traditionnel Gain/Bias, plus efficace à partir des logiciels Sony

D93 / Custom 1

 

D75 / Custom 2 :
  • Température de couleur froide
  • Moyenne mesurée 7719
  • Dérive importante 30IRE – 60IRE, corrélée avec la dérive mesurée des gamma
  • Correction partielle par calibrage traditionnel Gain/Bias, plus efficace à partir des logiciels Sony

D75 / Custom 2

 

D65 / Custom 3 :
  • Température de couleur normalisée DVD, DVD-HD, Bluray, Bluray UHD
  • Moyenne mesurée 6652
  • Dérive importante 20IRE – 80IRE, corrélée avec la dérive mesurée des gamma
  • Correction partielle par calibrage traditionnel Gain/Bias, plus efficace à partir des logiciels Sony

D65 / Custom 3

 

D55 / Custom 4 :
  • Température de couleur chaude
  • Moyenne mesurée 5671
  • Dérive importante 25IRE – 85IRE, corrélée avec la dérive mesurée des gamma
  • Correction partielle par calibrage traditionnel Gain/Bias, plus efficace à partir des logiciels Sony

D55 / Custom 4

 

Custom 5 :
  • Réglage qui accorde la priorité à la luminosité (composante verte dominante)
  • Moyenne mesurée 7318
  • N’a pas vocation à être corrigée étant donné son objectif d’optimisation de puissance lumineuse

Custom 5

Les températures de couleurs affichent le même type de dérive déjà observée sur les mesures de gamma. D’un manière générale il s’agit d’un déficit du rouge entre 20-30IRE et 80-90IRE suivant le preset. Il faudra donc s’attacher à un calibrage pointu complété par une correction faite à partir des logiciels Sony. Il est très probable que cette dérive concerne essentiellement le VPL-VW870ES utilisé dans notre test.

Sans aller loin dans la démarche de correction et bien que les DeltaE soient encore élevés sur certains IRE, le rendu visuel est déjà très bon. En effet d’autres paramètres rentrent en jeu comme l’exactitude des espaces de couleur et la pertinence des espaces simulés.

Mesure des espaces colorimétrique (gamut)

BT.709 :
  • Couverture 92,1% (100% après correction)
  • ColorChecker DeltaE moyen 1.8
  • ColorChecker Skin Tones DeltaE moyen 1.7
  • Saturation des couleurs DeltaE moyen 1.7

BT.709 Saturations

BT.709 ColorChecker

L’espace de couleur BT.709 est l’espace normalisé inclus sur les DVD NTSC, les HDDVD et les Bluray, ainsi que quelques rare Bluray UHD SDR. La performance native du VPL-VW870ES est exemplaire, Sony nous y a habitué depuis longtemps. Seul bémol : la couverture native est réduite à 92,1%, mais cela se corrige facilement pour atteindre les 100%.

 

Espace 1 :
  • Valide Rec.709 et SMPTEC
  • Couverture 106,2% du Rec.709
  • ColorChecker DeltaE moyen 2.3
  • ColorChecker Skin Tones DeltaE moyen 1.9
  • Saturation des couleurs DeltaE moyen 2.4

Espace 1 Saturations

Espace 1 ColorChecker

Espace 1 est adapté au visionnage de programmes TV et vidéos, comme du sport, des concerts, et les films sur disques même si cet espace est moins exact que BT.709.

 

Espace 2 :
  • Valide DCi
  • Couverture 89,8% (92,5% après correction)
  • ColorChecker DeltaE moyen 2.5
  • ColorChecker Skin Tones DeltaE moyen 2.9
  • Saturation des couleurs DeltaE moyen 2.7

Espace 2 Saturations

Espace 2 ColorChecker

Espace 2 n’est pas tout à fait un espace DCi, mais il s’en approche suffisamment pour servir de base à son usage et calibrage. Ce choix peut s’avérer pertinent sur les films dont nous savons avec certitude que l’espace de couleur utilisé est DCi. Il n’y aura pas d’ambiguïté avec les films récents filmés en numérique car le DCP utilisé en salle de cinéma sera DCi. Il sera plus difficile de connaitre sa pertinence concernant les vieux films sur pellicule dont il faudrait connaitre les étapes de re masterisation numérique. Si le scan est fait directement en Rec.709, une visualisation DCi ne respectera pas les couleurs d’origine.

 

Espace 3 :
  • Propriétaire
  • Couverture 109,6% du Rec.709, 80,8% du DCi, 57,9% du rec.2020

Espace 3 représenté dans le CIE de l’espace DCi

Qualité d’image adéquate pour regarder des films dans un environnement lumineux, comme un salon.

 

BT.2020 :
  • Simulé
  • Couverture 62,2% (65,5% après correction)
  • ColorChecker DeltaE moyen 2.2
  • ColorChecker Skin Tones DeltaE moyen 2.0
  • Saturation des couleurs DeltaE moyen 3.7

Rec2020 Saturations

BT.2020 ColorChecker

BT.2020 a beau être un gamut partiel et simulé dont les dérives sont inévitables mais prévues, les mesures indiquent des scores moyens plutôt bons. Les mesures de saturations affichent forcément les DeltaE les plus élevés. En effet certaines composantes comme le vert tablent sur des cibles délocalisées qui permettent d’exploiter intégralement l’espace colorimétrique natif du VPL-VW870ES. d’autres composantes usent également d’une dérive obligatoire, mais les intermédiaires se placent relativement bien et dans l’ensemble le gamut est pertinent.

Le plus important, le ColorChecker affiche un très bon score compte tenu du caractère particulier de l’espace BT.2020 simulé par Sony. La restitution des couleurs fondamentales est donc bonne, ce qui va permettre de préserver le naturel de l’image. Un calibrage va permettre d’améliorer encore le score mais va demander un gros travail d’analyse. Il faudra faire des choix raisonnés afin de ne pas accentuer les DeltaE et jouer des compromis afin de réduire les erreurs dans les zones fondamentales parfois au détriment du reste du spectre. Si vous ne vous sentez pas d’aborder cette démarche complexe, vous pouvez utiliser BT.2020 tel quel.

 

– Lien vers le sujet HCFR dédié au projecteur Sony VPL-VW870ES : https://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/sony-vpl-vw870es-4k-laser-test-hcfr-en-cours-post-1-t30089693.html

 

 

 

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