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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

ACOUSTIQUE EN HIFI, THEORIE ET PRATIQUE

Message » 30 Déc 2017 20:24

TURORIEL soumis à modifications, V2.2 le 11 JUILLET 2018.
Il est rédigé avec l'aide des forumeurs, qui peuvent à tout moment faire part de leurs avis pour en demander la modification afin de tenter le rendre le sujet plus fiable, directement sur ce topic ou par MP.

Bonjour à tous,

Au fil des échanges sur ce forum, nous avons pris conscience de l'importance de l'acoustique sur l'écoute finale en HiFi.

Cette prise de conscience générale est probablement tardive, sans doute parce que chacun chez soi, apprécie déjà son installation et ne voit les améliorations possibles qu'au travers de l'équipement électroacoustique, sans intégrer le fait que l'écoute d'une chaine HiFi s'effectue dans une pièce et que la musique perçue dans la zone d'écoute provient tout autant des enceintes que de la pièce elle même.

L’acoustique est très souvent le défaut majeur de toutes les belles installations dites « HiFi » car le sujet est souvent négligé.
Il n'est pas pour l'instant entré dans les moeurs de l'amateur passionné, contrairement à nos voisins du HomeCinéma, qui eux, intègrent l'acoustique dès la genèse de leurs projets et qui au final, se retrouvent avec des installation HC / HiFi, très supérieures à ce qu'un passionné audiophile, équipé du meilleur matériel qui soit, pour de simple raisons acoustique. :x
.
Inutile donc de s'en prendre au matériel car bien souvent, les problèmes proviennent d'abord de la pièce.
Inutile de s'équiper du meilleur équipement si la notion de la pièce n'est pas intégrée dans une vue d'ensemble du projet d'écoute.

Au travers de ce post, nous allons essayer d'y voir plus clair et d'apporter les solutions techniques concrètes sur ce qui peut être fait de façon basique dans un salon, jusqu'au traitement minutieux d'une pièce audiophile dédiée.

La théorie, très intéressante, viendra appuyer les solutions techniques de base, de ce qui peut être accessible au bricoleur passionné, jusqu'au choix d'une réalisation par un professionnel, garante d'un résultat plus probant encore.

L'importance de l'acoustique sur le résultat final est conséquente et c'est une option prioritaire à qui veut améliorer à grand pas son écoute pour atteindre ce que recherche tout passionnés dans sa quête.


Si on devait classer par ordre d'importance des améliorations des performances sur l'ensemble d'un système d'écoute, les % de gain possible ne se trouve pas dans les détails...

Marge de progression théorique possible depuis un matériel déjà convenable :

1- La pièce (fréquence de transition basse, bonne décroissance énergétique, limitation des modes) : 60%

2- Les enceintes (linéarité de la Réponce en Fréquence, directivité, distortion, capacité à couvrir l'ensemble de la RF) : 20%
http://www.homecinema-fr.com/forum/enceintes-haute-fidelite/comment-choisir-ses-enceintes-hifi-t30085075.html

3- Système d'égalisation pour améliorer la réponse en fréquence dans le grave (gestion des modes stationnaires sous les 150Hz en 2 ou 3 points d'EQ seulement, gestion du plateau de grave et d'aigu avec Q élevé) : 10%
http://www.homecinema-fr.com/forum/enceintes-haute-fidelite/le-gmep-en-video-adaptation-piece-enceintes-t30086820.html

4- Ampli : (dans le grave seulement), doit être dans tout les cas très puissant (puissance des enceinte maxi X2) et encore plus puissant si le rendement général des enceintes est faible et que la demande SPL est élevée, donc rapidement plusieurs centaines de watts...avec l'alim qui va avec, pas d'importance de classe amplificatrice : 7%

5- DAC, câbles, sources, etc... : 3%

6- Propreté du courant EDF, câbles enceintes et autres fumisteries : 0%

Bref, les différences très audibles existent d'un système à l'autre lorsque l'on se déplace chez les copains, mais c'est principalement la pièce qui conditionne le résultat (pour bcp la décroissance énergétique dans le grave et le RT)
N'importe quel système, enceintes X ou Y, dans une bonne pièce sonnera bien mieux qu'un système en théorie au top...dans une mauvaise pièce...

Il suffit de se déplacer chez d'autres passionnés pour s'en rendre compte.

Plus le SPL doit être élevé et plus on monte le niveau de grave, plus les défauts de la pièce et du système sont visibles, le grave est la principale difficulté (écouter des voix ou du piano à faible SPL n'est pas un exercice trop difficile, c'est moins exigent pour la pièce et le système et on peut avoir de très bon résultats dans des conditions de pièces normales)
Dernière édition par indien29 le 25 Aoû 2018 14:26, édité 13 fois.

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Message par Google » 30 Déc 2017 20:24

Publicite

 
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ACOUSTIQUE EN HIFI, LA THEORIE DE BASE

Message » 30 Déc 2017 20:24

Le contenu de ces 4 premiers posts recevront des mises à jours, dernière MAJ le 11.07.2018 -

Pour commencer on peut considérer que l'un des éléments clé d'un système audio performant est d'obtenir une réponse en fréquence linéaire au point d'écoute, sans trous ou bosses importantes, les bosses masquant les trous, rendant ainsi une partie du signal perçu, peu audible.
La linéarisation de la courbe de réponse entendue au point d'écoute est le premier critère d'un ensemble HiFi/pièce en harmonie.

Pour avoir une réponse linéaire, il faut idéalement égaliser la réponse en fréquence de la pièce par un traitement acoustique adapté, avec au moins une zone très absorbantes des graves et du bas médium, et idéalement, de diffuser les parties médium et aigus.

On peut en plus de ce travail sur l'acoustique de la pièce égaliser la réponse en fréquence du système audio afin de l'adapter aux problèmes générés par la pièce, afin d'atteindre l'objectif d'une réponse en fréquence linéaire au point d'écoute.
Les plus gros problèmes rencontrés sont toujours dans le grave, un egaliseur numérique permet de "frapper" précisément ou il le faut, au Hertz près.


La fréquence de transition, aussi appelé "fréquence de Schroeder".

Il faut avant tout, comprendre que toutes pièces à sa propre fréquence de transition.
En dessous de cette fréquence, dans les sons graves, le régime modale s'applique.
Le son des basses fréquences générés par les enceintes se mélange aux réverbérations de la pièce et ne forme plus qu'un son unique.

Au point d'écoute, sous la fréquence de transition, ce n'est pas le son des enceintes qui est perçu, mais celui de la pièce.
Les enceintes, leurs performances générales, leurs linéarités supposées, n'ont plus grand rapport avec le niveau et définition du grave perçu au point d'écoute.
Le résultat de la linéarité de la réponse dans le grave, sous la fréquence de transition, ne dépends que de l'acoustique de la pièce.

La position de la fréquence de transition d'une pièce dépends de son volume et de son acoustique.
Plus la pièce est volumineuse et peu réverbérante (mate), plus la fréquence de transition est basse, moins les sons des basses fréquences sont réverbérés par l'acoustique néfaste de la pièce.

Plus la pièce est petite et qu'en plus elle est réverbérante, plus la fréquence de transition est haute, plus le régime modal est fort.
Dans ces mauvaises situations acoustiques, les modes stationnaires sont peu nombreux, parfois 2 ou 3 !

Dans ces petites pièces, les modes sont cumulatifs avec bien souvent un très gros pic qui domine l'ensemble de la réponse dans le grave, parfois 20dB au dessus du reste de la réponse en fréquence !

Ce Gain Maxi En Pic à +20dB (baptisé pour ce post GMEP) sera incontournable dans les petites pièces de moins de 30 ou 40m2, sauf traitement acoustique lourd (basstrap ou plusieurs m3 de laine de roche).
L'autre solution est d'écraser ce GMEP par une égalisation judicieusement placé sur son pic, avec un égaliseur précis, idéalement au Hertz près pour l'atténuer.
http://www.homecinema-fr.com/forum/enceintes-haute-fidelite/le-gmep-en-video-adaptation-piece-enceintes-t30086820.html


Intervenir par égalisation sous la fréquence de transition est un complément utile au traitement acoustique, c'est même souvent une obligation, sauf si l'acoustique de la pièce est extraordinaire, ce qui est rare, voir inconcevable si la pièce n'est pas très volumineuse et supérieure à la fréquence de transition dont on commence à s'affranchir au dessus de 500m3 (avec 200m3 on est déjà pas mal) et que son acoustique n'a pas été étudiée.
http://www.homecinema-fr.com/forum/post179569828.html#p179569828


Sur toutes les installations HiFi de haut niveau, il faudra pouvoir regarder la linéarité de la courbe de réponse de son système et la régler de façon fine. Pour vérifier cette linéarité, il faut s'équiper d'un matériel de mesure, un logiciel comme REW est idéal, avec un micro de mesure Umik1 par exemple.

Au dessus de la fréquence de transition, on ne touche à rien.
Le son perçu est celui des enceintes, si elles sont bien conçue, elles proposent une courbe linéaire sans gros trous et bosses.

La fréquence de transition d'une pièce peut varier d'une vingtaine de Hertz à plus de 300 Hz.
Ce n'est pas une transition brutale du régime modal vers un passage en "champ diffus", les modes deviennent de plus en plus nombreux, donc de moins en moins élevés au dessus du reste de la réponse en fréquence globale, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mode.

Les grandes pièces ont donc un avantage décisifs, avec une fréquence de transition basse et des modes stationnaires plus nombreux et plus bas en fréquences, suffisamment nombreux et bas pour qu'il ne soient plus un problème perturbateur à l'écoute.

C'est le cas des salles de cinéma, des salles de concert etc...
En extérieur, on est dans une situation acoustique idéale, il n'y a pas de cloison à interférer avec le son émis des enceintes, il faut évidement qu'il n'y ait pas de vent. C'est la situation idéale que l'on retrouve en concert extérieur.



Avec une petite pièce à l'acoustique défavorable, la pièce interfère de façon très néfaste dans les basses fréquences sur le son des enceintes, il faut donc éloigner les enceintes des murs et se rapprocher d'elle.


La zone d'écoute :
On peut considérer que la bonne distance d’écoute dans une pièce s'appelle la « distance critique ».
La distance critique se trouve dans la zone théorique ou l'on percevrait un taux de 50% de champ direct / 50% de champ réverbéré.

La distance critique dépends donc directement de la fréquence de transition, elles sont interdépendantes...
Si la fréquence de transition est basse (grande pièce, bonne acoustique) la distance critique monte, on peut se reculer des enceintes.
C'est le contraire si la fréquence de transition est haute.


Le champ direct, c'est le son, les ondes sonores qui sortent des enceintes et qui arrivent dans les oreilles de l'auditeur, sans passer par les murs de la pièce.

Le champ réverbéré ce sont les ondes retour des cloisons qui traversent le champ direct des ondes sonores émises depuis les sources.
Les ondes retours des murs peuvent se distinguer de la façon suivante :

Les champs dit réverbérant ou « Early Decay » qui sont composées des 10/20 premières millisecondes de réflexions et qui se déchargent encore après le premier impact sur les murs.
Le régime « modal » qui lui est constitué de fréquences de résonance diverses. Ce régime modal, comme on l'a vu, est propre aux dimensions, donc au volume général la salle d’écoute.

Plus la salle est petite, plus on obtient des rapports de « multiple direct » entre les différentes ondes, plus le régime modal sera d’amplitude importante, plus il générera des « modes » fréquentiels forts et peu nombreux.

Les modes ainsi composés de « bosses et de noeuds » de fréquence résonnantes dont les phases s’interfèrent ou se cumulent, peuvent atteindre des niveaux de 20 à 30 dB au dessus du reste de la réponse en fréquence du champ direct et perturbent très fortement la réponse dans le grave.

Le but ultime et totalement théorique, serait d’avoir une réponse identique en fréquence entre le son direct et le son réverbéré, mais hélas, c’est impossible car les réverbérations de la pièce créent des accidents irréparables sur la réponse en fréquence du champ réverbéré, c’est donc sur ces accidents que va se focaliser notre attention.

Pour imager un peu ces phénomènes, on pourrait comparer le champ direct un à train d'onde régulier d'une belle houle qui ne rencontre pas d'obstacle.

Le champ réverbéré, c'est cette belle houle qui entre dans un port qui va heurter la digue et recroiser la houle entrante.
Dans les coins de digue, ça va croiser encore et encore et former un clapoti difforme.

Si on arrivait à amortir ou à diffuser l'arrivée de la houle principale sur la digue, l'onde retour n'aurait pas lieu et il n'y aurait pas de formation de clapot dans les angles.

On peut prendre pour exemple une bassine remplis d'eau, regarder ce que font les ondes quand vous y immergez votre doigts.

La distance critique va donc varier en fonction de la fréquence de transition, qui dépend de l'amortissement sur les murs et du volume de la pièce.

Si la pièce offre une mauvaise acoustique, le champ réverbéré ne sera pas bon et il faudra s'avancer vers les enceintes (pour revenir plus proche des belles ondes entrant dans le port, non perturbé par les retours des ondes de la digue)

Une pièce dont l'acoustique est bonne est une pièce dont la une fréquence de transition est basse.
On peut ainsi identifier sur 3 critères essentiels qui définissent les qualités acoustiques d'une pièce :
Sa densité modale, si elle est importante (nombreux petits modes), il n'y a pas de gros modes prédominants
Sa durée en milliseconde, c'est la vitesse de décroissance des modes, plus la décroissance est rapide, meilleur c'est (le Temps de Réverbération, ou TR ou RT 60)
Sa répartition fréquentielle est homogème, sans pics ou "trou / noeuds / ventre" avec un effet masquant sur les fréquence voisines, détruisant les espoirs d'une certaine linéarité de la courbe de réponse au point d'écoute.

Si la densité modale est peu importante il qu'il y a un ou 2 modes très fort dont un GMEP à +20dB
Si la durée de décroissance est trop longue (Temps de Réverbération élevé)
Sa répartition fréquentielle n'est pas équilibrée et qu'elle présente des bosses et des noeuds importants, il faudra améliorer cette acoustique, il y a 2 possibilités :

Possibilité 1 : Se rapprocher des enceintes, car loin des enceintes, le son réverbéré non homogène prends le dessus et rends le signal du champ direct incompréhensible à cause des disparités des courbes de fréquences entre le champ direct et le champ diffus.
Réduire un peu la quantité de champ diffus audible en s'approchant des enceintes, améliore le taux de champs direct par "masquage".

Définir la distance critique est donc le sujet principal avec la placement des enceintes dans la pièce, voir cet autre petit TUTO : http://www.homecinema-fr.com/forum/enceintes-haute-fidelite/la-planche-a-roulette-en-hifi-t30086338.html

S’avancer de trop vers la source sonore pose néanmoins un problème, celui de la fusion des voies (en cas de filtrages de plusieurs Hauts Parleurs) qui n'ont pas la distance pour s'effectuer en fonction des modèles d'enceintes. Les enceintes doivent donc avoir une directivité adapté à l'écoute de proximité et des entraxes de HP le plus faible possible (coaxial ou enceintes de petites tailles)

La bonne homogénéité de la directivité des enceintes est un critère indissociable de l’acoustique, car une enceinte présentant par exemple une forte directivité dans le bas médium créera un trou dans la réponse en fréquence sur les murs et diminuera encore la qualité de la réponse en fréquence du champ diffus.


Si la pièce résonne beaucoup lorsque vous tapez dans vos mains, la valeur de Temps de Réverbération est sans doute trop élevé.
Un pièce très chargée, canapés en tissus, tentures, bibliothèques, rideaux très lourds, peut sans autre traitement descendre à 0,3 secondes.

Possibilité 2 : Ne pas se rapprocher des enceintes et améliorer l'acoustique de la pièce.

Il y a une norme de mesure qui permet de définir l’acoustique de la pièce, le RT 60, Temp de de Réverbération (ou RT en anglais) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9verb%C3%A9ration_(acoustique)

Le Temp de Réverbération de la pièce (RT60) défini la mesure de la réverbération de la pièce en seconde, plus il est élevé, plus l’écho est long, comme dans une église par exemple ou le RT60 peut être supérieur à 10 secondes.
Une pièce avec un RT60 élevé ne permet pas d’écouter de la musique avec de la dynamique.
Imaginons un concert de rock dans une église :D

En HiFi et pour ce qui nous concerne, un RT 60 moyen dans un salon devrait se situer entre 0,3 à 0,5 secondes. Au delà, l'intelligibilité de la source sera impacté.

Le champ réverbéré pose de nombreux problèmes sur le champ direct, entre autre, à cause de sa durée.
Plus le RT 60 est bas (RT court), moins le son réverbéré de la pièce est audible et plus le champ direct est audible, par exemple une chambre sourde, dite anéchoïde, RT 60 inférieur à 0,1.

Dans une écoute dite « HiFi » il n’est pas obligatoire d’avoir un RT 60 très bas, le traitement acoustique n’a pas dans l’absolue pour but de diminuer le RT 60 mais d’atténuer les pics de réponse fréquentielle, car chacun de ces pics correspond à ce que l’on appel un mode propre, issu des ondes stationnaires qui réfléchissent entre 2 parois parallèles par exemple.

La limitation des modes propres est le sujet principal, c'est lui qui pose les principaux problèmes.
C'est extrêmement complexe et pour être certain de s'en exonérer totalement, il faudrait quitter le régime modal en se calant au dessus de la fréquence de transition, seules les grandes pièces, au dessus de 500m3 s’en exonères (au dessus de 20 / 30 Hz).

Comme dans 99% des cas, nous serons dans des volumes inférieurs, le régime modal sera notre règle et il faudra donc s'appliquer à lisser sa répartition fréquentielle, ... en atténuant physiquement dans la pièce, la présence des principaux modes sous la fréquence de transition.

Dans tout les cas, si le projet est sérieux et si les moyens financiers sont présents, l'appel à un acousticien pour une mesure du RT60 et une analyse des principaux modes, n'est pas quelque chose qui coute chère.
Après une série de mesures, l'acousticien pourra vous donner les indications de base très utiles sur le traitement acoustique à envisager.

Choix de la pièce :

Avant toute chose, les pièces dont les dimensions entre la longueur et la largeur qui ont des fractions exactes : 1/2  –  3/2  – 2/3 etc.. poserons un problème majeur et sont à exclure ou à modifier en proportions car les modes propres y règnerons avec force.

Ensuite, plus la salle est petite, plus on obtient des rapports de « multiple direct » entre les différentes ondes, plus le régime modal sera peu dense, plus il générera des modes fréquentiels forts, souvent à +20dB ou plus au dessus de reste de la courbe de réponse de la pièce.
Dans certaines de ces petites pièces, même un traitement important ne pourra résoudre les problèmes. `Petite = moins de 15m2.

On comprends bien dans ces conditions, quel est l’importance d’un traitement acoustique d’une pièce adaptée à l'écoute audiophile, on se situe par ordre d'importance, très au delà du choix d'un amplificateur et même d'un modèle d'enceinte lorsqu'une pièce offre un champ réverbéré en zone d'écoute avec des pics et des trous de 20dB !!!! :x


Sur ces bases on peut considérer qu’une grande pièce (ou plutôt gros volume) associée un RT bas, offre un champ réverbéré de qualité et permet une écoute avec des modes propres faibles et une fréquence de transition basse.
Ce type de pièce permet l’écoute à distance des enceintes avec un niveau sonore élevé, sans avoir à en diminuer les fréquences des graves par égalisation par exemple.
Les "attaques" de batterie seront franches, sans bavure, les lignes de basses très précises et sans échos.
Les effets de stéréophonie seront très améliorés, avec une excellente focalisation et une belle spatialisation 3d (si le système audio est bien calé en terme de phase)

Ce sera le contraire avec les petites pièces non traité et avec un RT est élevé… il faudra se rapprocher des enceintes, elles devront être plus petites et n'offrir qu'un grave peu présent pour limiter les effets des modes propres.

L'arme restante sera l'égalisation, mais sans que celle-ci ne puisse réellement influer sur les effets principaux, comme la durée de décroissance des modes, car l'égalisation n'a que pour seul effet, de corriger la réponse en fréquence de la source pour l'adapter à la réponse en fréquence de la pièce au point d'écoute. Mais ce sera déjà une amélioration notable.


Absorber les ondes ou les diffuser :

Il est important de ne pas confondre « absorber » les ondes ou les « diffuser ».

Pour obtenir une pièce convenablement équilibrée entre la matité et la réverbération, une règle de base consiste à dire que :
- Le médium et l’aigu doivent être diffusés.
- Le bas-médium et le grave doivent être absorbés.

Un bon isolant acoustique, comme par exemple de la laine de roche, permet d’absorber le son car il à un coefficient d'absorption élevé. 

Plus les fréquences sont basses, plus l’absorbant doit être épais car quand 9 cm suffisent à 1000 Hz, il faut 4/5 mètres d’épaisseur de laine de roche pour absorber correctement à 20Hz. !!
La difficulté majeur d’un traitement acoustique correct réside donc dans le traitement des moyennes et basses fréquences, entre 30 et 300Hz.

Il ne sera pas possible pour des raisons matérielles de traiter les infra grave à cause de l’épaisseur des traitements nécéssaires... :( il faudra donc jouer avec d’autres paramètres et nous verrons de quelle palette d’outils nous disposons.

Ce lien depuis l'un des sites de JPL, nous propose d'en savoir un peu plus : http://www.lafontaudio.com/criteres.htm
Dernière édition par indien29 le 16 Juil 2018 3:26, édité 34 fois.

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ACOUSTIQUE EN HIFI, AMELIORER SENSIBLEMENT SON SALON

Message » 30 Déc 2017 20:24

Tuto soumis à modification, dernière mise à jour le 11.01.2018, merci pour vos contributions ! :bravo:

Une pièce dédiée à l’écoute musicale est idéale.
Elle offre la possibilité d’un traitement acoustique lourd et précis permettant d’obtenir un champ diffus homogène.
C’est ce choix qui doit être fait si l’objectif est de réunir les conditions optimales d’accueil pour une installation ULITIME.
L’acoustique est un domaine complexe et s’y aventurer sans de solides bases n’est pas simple.
La consultation d’un acousticien est souvent le chemin le plus court pour une étude de base et son prix n’a rien de rédhibitoire, comparativement à certaines dépenses sur l’équipement pour des gains souvent inaudibles.
En s’intéressant néanmoins au sujet et en y passant du temps, il est possible d’y arriver soit même comme certain ont pu le faire dans une pièce dédiée.

Hélas, tout le monde n’a pas la possibilité de dédier une pièce à la maison, ni au sous-sol, ni ailleurs ou n’en a tout simplement pas l’envie.

Il n’est pas possible de transformer son salon en pièce dédiée, mais des solutions basiques peuvent améliorer grandement les choses.

Il n’est pas possible en acoustique de fixer des règles uniformes, chaque pièce a ses caractéristiques propres et sans étude acoustique, dire que nous allons faire de l’acoustique serait faux.
Ce qu’il est possible de faire, c’est d’améliorer le RT60 par absorption et de lisser la courbe de réponse de la pièce (répartition fréquentielle).

Le RT60 correspond au temps de réverbération de la pièce, plus il est long, plus la pièce est réverbérante et moins la source des enceintes est intelligibles.

La baisse du RT60 est réalisable par la pose d’absorbant acoustique, voici quelques solutions, il en existe d’autres à base de bass trap par exemple et qui fonctionne bien dans les basses fréquences, nous y reviendrons lors d'une prochaine mise à jour de ce post.

Le choix de la taille de la pièce est vitale, si le choix entre un grand salon et une pièce dédiée à l'écoute s'avèrerait possible, choisir la pièce la plus grande peut être la bonne option si un traitement basique d’optimisation s’avère possible, surtout si le salon sonne déjà pas mal (bonne proportion, positionnement d’une zone d’écoute optimale possible, traitement acoustique basique possible en conservant une certaine harmonie avec l’ensemble...)

ABSORBER LES ONDES :

Il existe plusieurs moyens d’améliorer l’acoustique de la pièce, mais dans un salon, il est hors de question d’effectuer un traitement massif sur toutes les parois, l’aspect esthétique doit être conservé.
On doit donc réfléchir à la façon de concentrer ce traitement uniquement sur certaines zones pour le préserver à son usage principal. 

Le traitement tel que l’on peut l’imaginer, avec 2 panneaux absorbant et 1 panneau diffusant ne sert à rien.

Les rideaux épais ne traiterons que des fréquences supérieures à 1kHz et ne serons pas utiles non plus. Un tapis au sol restera un plus.

L’absorption s’effectue par un traitement épais de plusieurs dizaines de centimètres sur un ou plusieurs murs, sur au moins 20% de la surface de la pièce.
C'est le volume global de l'isolant en m3 qui sert d'amortisseur acoustique et qui stoppe ou freine les différentes longueurs d'ondes en fonction de leurs fréquences.
Localiser en un endroit, sur un mur entier ou sur le plafond par exemple, un grand amortisseur épais constitue une meilleure solution que de placer une faible épaisseur d'isolant sur tout les murs.
Plus ce grand amortisseur sera épais, plus il "absorbera" les basses fréquences.
A contrario, un traitement peu épais de 1 et 5 centimètres par exemple, placé sur l'ensemble des murs, n'absorbera que les médiums et les aigus, alors que c'est les basses fréquences qui doivent être amorties pour améliorer le régime modal.

Ainsi placé sur un mur et / ou au plafonds, ce traitement sera efficace.

Nous allons distinguer l’absorption séparément sur le plan horizontal (murs) et vertical (sol / plafonds) .

En horizontal, amortir à proximité des enceintes est un bon choix car c’est la première zone ou les ondes sonores rencontrerons les murs, c’est aussi ces ondes qui ont le plus d’intensité.

Le mur arrière des enceintes peut donc être traité le plus lourdement possible sur toute sa surface, avec un minimum de 30 cm d’amortissant, le plus est le mieux car plus l’amortissant est épais, plus le traitement des basses fréquences est efficace.

Image

Traiter les parties latérales immédiates de ce mur sur 1,5 mètre est une option qui, si cela est possible esthétiquement, améliorera encore grandement le résultat, mais ce n'est pas une obligation.

Ce matelas amortissant en U, derrière et sur les côtés des enceintes apportera un gain très significatif à votre écoute.

Ce mur absorbant peut-être esthétique et totalement uniforme, grâce à la pose d’un tissus transonore, par exemple à la couleur des murs, il existe un grand choix de couleur.
Le tissus transonore peut être posé sur un cadre en acier (profil en U type cloison sèches) ou en bois. Des meubles bas peuvent être placés devant, sauf à se rapprocher, il sera diffcile de s’apercevoir que ce n’est pas un mur normal… Ce montage reste donc 100% WAF compatible…

MONTAGE IN WALL

Un autre montage est fréquent, le montage des enceintes dans un mur acoustique, on l’appelle le montage « In Wall ».
C’est le choix des studios d’enregistrement, des cinémas (c'est partout ce montage derrière l'écran, allez jeter un coup d'oeil) et aussi le cas de très nombreuses installations HC en salle dédiées, y compris de petites surfaces inférieure à 30m2.

Image

Ce type de montage permet une mise en phase partielle des basses fréquences sur le mur arrière des enceintes dans le plénum et apporte une amélioration sensible de la phase de l’ensemble des ondes avants des enceintes.

Ici un studio d'enregistrement
Image

Esthétiquement, les enceintes peuvent rester apparentes ou masquées par le tissus transonore du mur.
Il est important de trouver le bon placement des enceintes avant de les intégrer au montage car leurs déplacements ultérieurs n’est pas chose aisée.


L’option du traitement vertical :
Le montage par un plénum au plafond est une belle option.
Amortir au plafond est excellent car il n’y a pas d’emprise au sol de l'amortissant, il peut donc être très épai !
De plus, cela peut être esthétique car un système d’éclairage à LED peut être intégré au faux plafond.
Certains passionnés ayant une grande hauteur sous plafond ont ainsi placé jusque de 2 metres d'épaisseur, ce type d'amortissement à un effet extrêmement efficace et solutionne la plus grande partie des défauts de la pièce dans les fréquences (1 metre serait déjà redoutable)

La base du plénum peut composer d’un simple plafond suspendu à base de plaques fibreuses économiques sur lequel on vient poser par-dessus des feuilles de laine de roches hautes densités.
L'épaisseur est à définir en fonction de la hauteur sous plafond disponible.

Image

Un espace par défaut de 10 à 20 cm entre la hauteur du plafond suspendu et le plafond est une mesure de base.

Le plénum doit démarrer à la verticalité proche des enceintes pour amortir le plus tôt possible les premières réflexions verticales.

Ces 2 traitements horizontaux et verticaux peuvent se cumuler et constitueraient ainsi une excellente base pour la partie amortissement.


DIFFUSER :

Le mur opposé aux enceintes doit être de façon idéale, diffusant.
Une bibliothèque est l’une des meilleures solutions pour la diffusion, c’est esthétique et fonctionnel.
Les petits panneaux diffusant de 1m X 1m ne servent à rien seuls, il s’agit d’occuper environ 70% du mur arrière.

Il est également utile de diffuser les premières réflexions des enceintes en horizontal.
Encore une fois, une bibliothèque remplie bien ce rôle, des diffuseurs plus petits et précisément placés font aussi l'affaire
http://www.akustar.com/303_fdiffs.htm


Le positionnement des enceintes : http://www.homecinema-fr.com/forum/enceintes-haute-fidelite/la-planche-a-roulette-en-hifi-t30086338.html
Le positionnement des enceintes est primordial en horizontal :
Son espacement doit idéalement correspondre à la base d’un triangle équilatéral avec la zone d’écoute.
L’acoustique de la pièce, ainsi sensiblement amélioré, permettra d’écarter les enceintes si les dimensions de la pièce en largeur le permettent afin de reculer la zone d’écoute car le recul de la zone critique le permet à présent.
Si l’option de l’amortissement en U sur le coté des enceintes, il est possible de les écarter jusqu’à les coller à l’amortissant latéral.



D’autres options permettrons d’optimiser l'acoustique de la pièce et consisterons à affiner tout cela, chaque cas étant spécifique.
Pour une optimisation totale, l'appel à un acousticien reste la meilleure solution :
http://www.homecinema-fr.com/forum/acoustique-correction-passive/etude-traitement-acoustique-liste-des-pros-t30052064.html

Une fois le chapitre de l'égalisation de la réponse en fréquence au point d'écoute par traitement acoustique, il sera temps d'affiner encore cette courbe de réponse par l’égalisation de la réponse en fréquence de la source ...
EGALISER COMMENT FAIRE ?
http://www.homecinema-fr.com/forum/source-dematerialisee-haute-fidelite-et-dac/egalisation-comment-faire-t30088183.html
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ACOUSTIQUE EN HIFI, LES BASS TRAPS

Message » 30 Déc 2017 20:25

Texte mis à jour le 12/7/2018

La pose et l'optimisation à base de bass trap est une autre solution fonctionnelle pour améliorer l'acoustique de sa pièce dans les basses fréquences car les bass traps ont une emprise au sol plus limitée que l'amortissant type "laine de roche".

L'installation de bass trap n'est pas une solution très simple, il y a un travail de préparation important, tant sur la mise en oeuvre que sur les mesures à effectuer.

Contrairement à la laine de roche qui amortie toutes les fréquences dont les ondes sont égales ou inférieurs à l'épaisseur du traitement et dont l'efficacité sur les basses fréquences diminue de façon proportionnelle à cette épaisseur.

Les bass trap, eux, "traites les graves à certaines fréquences seulement" et de façon assez précise.
Pour les mettre aux point, il faut donc effectuer différentes mesures acoustiques puis définir sa stratégie "bass trap"

pda0 nous parle de ses expériences très enrichissantes sur un forum voisin : http://forum-hifi.fr/thread-542-post-144799.html?#pid144799
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Message » 30 Déc 2017 20:57

drapeau :wink:

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Message » 31 Déc 2017 0:45

Souvent négligée l'acoustique mais pourtant rien qu'en traitement passif, le nombre de solutions disponibles est élevé.
La question est la méthodologie : j'ai visité bon nombre de salles d'écoute où le traitement a été fait par tatonnement. Souvent le résultat est pire que la situation initiale. D'où l'importance de la méthodologie et de l'étude préalable à toute application de traitement acoustique...
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Quel RT 60 en Haute Fidélité

Message » 31 Déc 2017 12:15

indien29 a écrit:En HiFi et pour ce qui nous concerne, un RT moyen pourrait etre de 0,6 secondes.

0,6 secondes , c'est bien trop.
En fait le 0,2 secondes du HC est plus satisfaisant (voire un peu moins :wink: )

De nombreuses installations même "Haute Fidélité" sont à 0,2 secondes de RT : Installation de prestige de JFacoustics le Belge celle de tontonflingueur ( HC et Hi Fi) et the last but not the least THXRD :thks:
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Message » 31 Déc 2017 12:33

je ne suis pas ok Igor, je dirais qu'en HC le champs diffus (et la reverberation) est créé artificiellement par les divers canaux surround, ce qu'il fait qu'il faut effectivement plutôt une piece (trés) mat avec un traitement acoustique homogène donc une cible d'un RT60 a 0,2 pourquoi pas, en Hifi, on va plutôt chercher a avoir une acoustique qui donne de la vie tout en restant contrôlée. A voir avec Indien29 sa définition de "Hifi" mais je pense qu'on ne cible pas non plus une acoustique de studio, mais bien celle d'une piece dédiée a des ecoutes "domestique" de grande qualité. A mon avis on devrait plutôt se situer entre 0,3 et 0,5 a voir :wink:

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Message » 31 Déc 2017 12:59

Les salles utilisées par Harmann pour l'écoute hifi (salle standard de référence), c'est entre 0.35 et 0.4s il me semble.

Encore faut-il tomber d'accord sur ce que l'on appelle rt car normalement, ça se mesure en divers points de la salle (la réverbération est homogène en tout point en théorie) et il faut user d'une enceinte spécifique omnidirectionnelle.

Voici un document très intéressant qui synthétise quelques recommandations de référence pour l'écoute musique.
p19 du doc
https://www.spsc.tugraz.at/sites/defaul ... g_Room.pdf
JIM
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Message » 31 Déc 2017 13:06

JIM a écrit:... et il faut user d'une enceinte spécifique omnidirectionnelle.


:wink:

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Message » 31 Déc 2017 13:43

Mon avis est celui d'un amateur passionné, je ne suis pas acousticien, alors c'est évidement soumis aux réserves d'usages.
J'espère que de vrais acousticiens viendrons nous expliquer plus en détails, infirmer ou confirmer les posts de base que je corrigerais en fonction :D :D à la fin, ce sera peut être un sujet concis mais fiable !

Comme l'indique déjà JIM, pour la partie théorique, et en traduisant les 3 articles des liens suivants, on a déjà 95% de ce qu'il faut savoir avec beaucoup de remise en question sur énormément de légendes ...
http://www.harman.com/innovation-category/whitepapers et http://www.harman.com/sites/default/files/LoudspeakersandRoomsPt2_0.pdf

Après, le sujet de l'acoustique est tellement vaste, qu'il y a plein de façons de faire et 2 professionnels peuvent avoir des avis différents... sans que l'un ou l'autre ait raison ou tort...
Le but de ces posts, c'est vraiment les bases, simplifiées au maximum, pour ensuite proposer des solutions d'amélioration sensibles, dans un salon ou dans une pièce dédiée, ce qui nous intéresse au final en usage HiFi.

Comme indiqué plus haut, il est probable que le RT ne soit pas le facteur clé, un peu de reverb n'est pas désagréable non plus :D

L'essentiel, c'est la gestion des modes propres avec au final pour objectif, d'une réponse en fréquence homogène du champ diffus dans la zone d'écoute.
Je pense que l'auditeur qui réunis ces conditions, pourra profiter pleinement de son installation :D

Tout dépends des caractéristiques de base de sa pièce, ses rapports dimensionnels, son volume général, sa forme, les matériaux sur les murs, le sol, les baies vitrées, les volumes couplés etc... et du mobilier déjà en place, meubles, canapés et autres etc...

Maintenant, un RT très bas n'est pas négatif et dans la recherche d'un idéal absolu, une pièce dédiée avec un traitement très lourds permet de mettre en place un système avec de l'infra qui descend avec un niveau élevé, un grave qui cogne, le tout, sans masquage, grâce à la diffusion sur les médiums / aigus, le schéma idéal en fait.

Sans doute que dans la genèse d'un projet absolu et dans une pièce dédiée, il est préférable dans un premier temps d'amortir au maximum pour casser le plus possible les modes propres et commencer à taper dans les ondes longues des basses fréquences, dans le domaine, trop n'a jamais manqué...

Ensuite, retrouver une belle diffusion du médium et de l'aigu à l'aide de diffuseurs judicieusement placés afin d'égaliser le champ diffus pour une réponse en fréquence correcte dans la zone d'écoute.

Sur les plans de certains studios d'enregistrement par exemple, l'amortissant est tellement volumineux qu'il mange jusqu'a 30% du volume brute de base, voir plus si c'est petit.
Ainsi pour avoir 70m2 traité, il faut 100m2 de volume brut... mais l'amortissant tape déjà bien dans les grandes longueurs d'onde des basses fréquences, il en résulte forcément un RT très bas.

Le RT dépend de la quantité d'amortissement cumulé de tout ce qui mange de la longueur d'onde, moquettes, rideaux, canapés.
L'unité des amortissants se mesure en "sabine" et chaque matériaux à son coefficient d'absorption ...

Maintenant et pour ne pas manger tout le volume de la pièce par le traitement, il y a des amortissants avec des coefficients d'absorption importants qui permettent de réduire l'emprise au sol, comme l'explique un petit article de JPL en suivant ce lien http://www.akustar.com/dossiers/407_tech.htm

Bien placés, ces amortissants permettent d'optimiser l'emprise au sol dans la pièce et ainsi, d'améliorer la réponse en fréquence du champ diffus dans la zone d'écoute. C'est l'objet de ce post :D
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Message » 31 Déc 2017 14:22

modestement, pour l' amateur de base, la simple atténuation à l' equalizer du mode à 40/60Hz env. qu on rencontre en général dans nos pièces d' écoute transfigure déjà la restitution sonore : par suppression de masquage, l ' extrème grave apparaît et le medium aigu se débouche ...
( experience vécue en plusieurs circonstances avec un simple DEQ2496 )
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Message » 31 Déc 2017 14:29

Mon avis personnel, est que les règles pour une écoute dans une pièce non dédiée sont tout l'abord dépendantes de cette pièce.
Venir avec des valeurs absolues qui en plus, sont mesurées de manière pas trop fiables, n'a pas de sens.
thierryvalk
 
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Message » 31 Déc 2017 14:51

rha61 a écrit:modestement, pour l' amateur de base, la simple atténuation à l' equalizer du mode à 40/60Hz env. qu on rencontre en général dans nos pièces d' écoute transfigure déjà la restitution sonore : par suppression de masquage, l'extrème grave apparaît et le medium aigu se débouche ...
( experience vécue en plusieurs circonstances avec un simple DEQ2496 )


l'EQ est un autre sujet, complémentaire à l'acoustique car les 2 s'emboitent l'un dans l'autre, surtout sur les réglages finaux EQ / ROOM GAIN...
Ce sera le chapitre 4, on est au chapitre 1, on y viendra :D

Pour un acousticien, l'EQ, qu'elle soit passive ou active, vient finir le boulot, elle ne remplace pas le travail d'équilibrage du champ diffus qui doit d'abord être géré en HARDWARE, par l'absorption et la diffusion.


AUTRE SOLUTION, trouver dans la zone d'écoute, le placement ou le mode dominant est moins poussif, avec par exemple, cette astuce de l'asymétrie, consistant à se décaler de quelques centimètres pour s'éloigner du mode dominant.

Il est possible par exemple, en coupant le médium et l'aigu (si multi amp) de ne faire jouer que le grave.
En montant très fort le volume de ces basses fréquences, on distingue bien les modes de la pièce.

En se plaçant sur une chaise dans la zone d'écoute, on peut essayer de se décaler pour trouver une zone ou le mode dominant devient moins audible, ce fameux mode qui tourne à + 15 ou 20dB au dessus du reste de la courbe (le GMEP si présent dans la pièce).

Pour retrouver la symétrie entre voies, soit on décale les enceintes pour les placer à nouveau dans l'axe de la zone d'écoute, soit on joue avec la balance des voies droite et gauche.
Un petit test tout simple qui résout parfois bien des problèmes en 5 minutes ! :D
Dernière édition par indien29 le 17 Mai 2018 21:29, édité 5 fois.

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Message » 31 Déc 2017 14:52

thierryvalk a écrit:Mon avis personnel, est que les règles pour une écoute dans une pièce non dédiée sont tout l'abord dépendantes de cette pièce.
Venir avec des valeurs absolues qui en plus, sont mesurées de manière pas trop fiables, n'a pas de sens.


bien sûr qu il faut mesurer avant de faire quoi que ce soit, chaque situation étant un cas particulier
avec le DEQ et un micro, tu visualises de suite les modes de la pièce d écoute et aussi d'ailleurs l' ampleur des problemes qui se posent
rha61
 
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